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Tome second.
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Ce mariage chimique s’opère à l’étof naissant, seulmoyen (l’obtenir un gaz d’éclairage permanent.

On voit que toute l’eau et toute l’huile employées,ainsi que le charbon, sont destinées à passer par le becdu gaz et qu’il ne reste littéralement de tout cela qu’unpeu de cendres ; c’est peut-être la seule opération ma-nufacturière qui ne laisse aucun résidu, la digestionchimique la plus complète qu’il soit possible d’obte-nir, quand l’opération est bien conduite; mais il arriveaussi des accidents, qu’on peut cependant éviter; nousallons les signaler :

Quand les cornues à décomposer l’eau ne sont pasassez rouges, il se forme de l’acide carbonique au lieud’oxyde de carbone, et une portion d’eau passe en va-peur sans être décomposée.

On a placé au-dessus de chaque cornue trois chemi-nées partielles en tôle munies de clefs qui servent à mo-dérer la chaleur do la cornue à l’huile, et à l’activerautour des cornues qui servent à décomposer l’eau, les-quelles peuvent être impunément poussées au rougevoisin du blanc. Pour éviter la fusion des cornues,on les revêt d’une demi-enveloppe de briques réfrac-taires à l’endroit du plus violent coup de feu.

Quand les ouvriers s’endorment, quand le filet d’huilevient à s’arrêter et que l’eau continue à tomber, il sefabrique de mauvais gaz protocarboné qui excite lesplaintes des consommateurs, ce qui est arrivé quelque-fois à Anvers .

Rien n’est plus facile que de modifier son gaz selon lesbesoins; par exemple pendant les clairs de lune on peutle rendre moins dense sans exciter de murmures, etpendant les nuits sombres et nébuleuses on peut aug-