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Lampe à gaz portative.
Après avoir trouvé le principe de la production et dela carburation régulière du gaz, il s’agissait de con-struire une lampe portative sur ce principe. Nous primesune colonne en cuivre rouge semblable à celle desCarcel, ouverte par le haut et remplie à moitié d’eauacidulée, dans laquelle nous fîmes plonger une clocheremplie de débris de zinc, supportés par un grillage enfil de cuivre ; cette cloche se termine par un cylindrecontenant de l’huile de goudron de gaz ou d’huile einpv-reuinalique volatile de schiste.
Le gaz formé va plonger dans cette huile par untuyau recourbé et s’échappe par le bec. La lumière pro-duite est tellement intense, que les yeux n’en peuventsupporter l’éclat. Cette lumière a été trouvée par l’Aca-démie égale à trente-six chandelles (un bec de gaz or-dinaire n’équivaut pas à douze chandelles). Mais nousne pouvions la charger que pour quatre heures.
Nous savons que de petits industriels nomades par-courent aujourd’hui la France avec des lampes pareilles,([lie les servantes sont incapables d’entretenir; nous enprévenons les amateurs.
Nous demandâmes, en décembre 1833, à l’Académiede Bruxelles, la nomination d’une commission pourexaminer cette invention. Un des membres les [dusjeunes qui avait été désigné se récusa, prétendantqu’il ne voulait pas se déranger pour voir une choseimpossible, qui contrariait d’ailleurs toutes les théoriesreçues; mais le professeur Fan Mous répondit qu’il