Band 
Tome second.
Seite
265
JPEG-Download
 

— 203 —

invention faite en Belgique ne pouvait avoir de succès.Cela compris, nous tordîmes le cou à nos becs, et nouspartîmes pour Paris avec notre lampe portative; noustombâmes en arrivant chez M. Selligue qui nous com-prit, et nous prit notre découverte qu’il alla établir engrand dans l’usine de M. Chardon à Saint-Vallier. Les240 becs de cette manufacture brûlèrent très-bienpendant tout un été; mais quand la bise fut venue,le gaz perdit son pouvoir éclairant. Ce .fut alors queM. Selligue se rappela le moyen que nous lui avionsindiqué de fabriquer le gaz à chaud, comme il le faitaujourd’hui, et dont le principe est décrit dans notrebrevet de Belgique , comme qous l’avons déjà dit; maisAI. Selligue prétend que nous l’avons fait insérer aprèscoup, dans le brevet original ; légère accusation dirigéecontre l’administration belge qui pourrait bien lui de-mander des preuves de ce faux en matière d’arrêté, detimbre et de signature royale.

Nous recevons de Londres une lettre de M. Journet,l’inventeur des échafaudages mobiles, qui nous trans-met précisément l’invention de notre lampe, à en jugerd’après l’énumération de ses propriétés que nous tran-scrivons ici :

« Ce gaz n’est ni portatif ni en dépôt : il suffit d’avoir une lampe unpeu plus forte que la lampe Carcel, dans laquelle on met une matièrequi est abondante dans tous les pays et à bon marché; vous allumezle bec, et le gaz se forme au fur et à mesure qu’il brûle et il rend uneclarté plus forte que les gaz connus jusqu’à ce jour. La dépense est au-dessous de 5 centimes par heure et par bec. »

M. Journet ajoute que l’inventeur ne dcmqnde pasmoins de 20 millions pour faire la cession de sa décou- vverte; ce monsieur sera probablement aussi contrarié

<