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de s’être adressé à nous, que le sieur Olïenheim deVienne , qui nous avait offert, en 1855, de lui acheterpour la Belgique notre propre invention qu’il tenait deM. Selligue. Tous ces détails ne sont pas indifférents,pour instruire les hommes de bonne foi des tripotagesqui se passent dans la ruche des frelons de l’industrie.Règle générale : on ne doit jamais acheter des secretsqui s’offrent sous le manteau.
Pour qu’une invention mérite confiance, il faut qu’ellesoit offerte publiquement dans les journaux, avec lenom de l’inventeur et la date du brevet, et encore doit-on exiger qu’elle soit publiée dans tous ses détails, afinde s’assurer qu’elle n’est exposée à aucune revendi-cation, et que la validité du brevet ne peut être con-testée.
Ballon lustre.
Un de nos grands seigneurs qui, par exception, s’oc-cupe de chimie manufacturière à Bruxelles , a imaginéd’emplir de gaz un ballon de taffetas gommé, muni deplusieurs branches portant des becs.
Ce ballon suspendu au plafond est muni d’un grosanneau de cuivre, à sa partie supérieure} c’est le poidsde cet anneau qui force le gaz à descendre en plissant letaffetas du ballon, lequel se trouve entièrement vidéquand l’anneau est descendu. Le gaz le plus dense estle plus propre à être brûlé de la sorte, parce qu’il n’exigeque des ballons d’une capacité moyenne qu’on peut en-voyer remplir aux usines de gaz portatif.