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Tome second.
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gelmann, qui fermait soigneusement ses ateliers, tousles principaux lithographes de France se sont formésaux dépens du comte de Lasteyrie; c’est chez lui queles Vilain, les Langluiné, les Motte, les Brégéaut, lesPaulmiers, etc., se sont exercés; c’est avec son encreet son papier qu’ils ont fait leur apprentissage. Et l’unportant l’autre, douze ou quinze de ces messieurs luiont coûté 23,000 fr. pièce; car l’un n’était pas plutôtinstruit qu’il abandonnait son maître pour lui monterune concurrence, et ils ont si bien manœuvré qu’ils ontruiné leur bienfaiteur.

Cependant le comte de Lasteyrie, allié de La Fayette ,vice-président de la Société d’encouragement, n’est pasencore décoré; cela n’est pas encourageant pour lesgrands seigneurs qui seraient tentés de faire tournerleur fortune à l’avantage de l’industrie et des arts.

Nous avons dit les conditions dans lesquelles devaitsc trouver un lithographe pour faire avancer l’art ; onnous trouvera peut-être bien impertinent d’avouer quenous avons eu cet honneur pendant les quinze plusbelles années de notre vie; mais nous pensons qu’il n’ya pas plus de vanité de la part d’un artiste que de celled’un général, de montrer ses états de service, quand ilne leur reste que cela.

La Société d’encouragement ayant ouvert, en 1828,un concours entre les lithographes de tous les pays pourrécompenser ceux qui avaient fait faire les progrès lesplus réels à leur art, nous avons remporté la grandemédaille d’or.

En 1830, le colonel Lapie et le général Pelet, direc-teur du dépôt de la guerre, nous écrivirent spontané-ment, qu’après avoir examiné les cartes sorties de nos