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presses, ils croyaient devoir prendre l’initiative pournous engager à transporter nos ateliers de Bruxelles à Paris , avec offre de nous faire obtenir l’entrée de nosdix mille pierres et de tout notre matériel, ainsi qu’unlocal du gouvernement, à condition de communiquernos procédés au dépôt de la guerre, dont nous eussionsobtenu des travaux pour toute notre vie. Pendant cetemps, le ministère de la guerre de notre pays nousembauchait, comme on dit, nos meilleurs graveurs etimprimeurs pour établir une lithographie dans ses bu-reaux, ce qui nous a contraint de fermer nos ateliersfaute de bras ; les faillites, les sursis et la probité bienconnue des libraires, nos débiteurs, ont achevé la ruinedu premier, du plus vaste, du plus riche et du plusavancé des ateliers lithographiques de cette époque.
Nous devons dire, pour encourager les jeunes gensde cœur, que nous avons commencé notre carrière li-thographique en 1817, au capital de 32 fr., sans avoirjamais emprunté un sou, sans avoir reçu aide, protec-tion ou enseignement de qui que ce soit, et sans con-naître autre chose de la lithographie, sinon que c’étaitl’art de reproduire plusieurs copies d’un dessin fait surune pierre : description d’un journal qui nous avait tel-lement frappé par ses immenses conséquences, que nousnous empressâmes d’envoyer notre démission de géo-mètre du cadastre à Maastricht pour nous diriger à piedvers la capitale des Pays-Bas . Nous visitâmes en pas-sant â Louvain le célèbre Jacotot, qui avait été notremaître, hélas! avant qu’il eût inventé l’art de faire descapacités in omni re scibiii; mais il nous rendit un ser-vice moral que nous n’avons pas oublié.
Après avoir eu la patience d’écouter attentivement la