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Tome second.
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vigoureux pour entamer le métal. Engelmann lui-mêmea longtemps reculé devant la gravure sur pierre ; il amême écrit que ce n’était pas de la lithographie, etqu’il préférait la plume et le crayon. Mais malgré leschefs-d’œuvre du général Alliai in et des frères Desma-drils en fait de dessins à la plume, Engelmann a dûnous prier, par écrit, de lui communiquer nos procé-dés, si supérieurs aux siens; lui qui, en 1817, nousavait fait une condition d’association de compte à demi,de l’entrée de ses ateliers, condition judaïque que nousavons fièrement refusée, attendu que nous avions au-tant à lui apprendre qu’il avait à nous enseigner, commenous le fit remarquer le bon Langlumé, avec lequelnous échangeâmes amicalement nos petites découvertes.Ce brave et malheureux confrère, que tout le mondecroit dans l’autre monde depuis dix-sept ans, vient, eneffet, de nous adresser la gazette de Bâton-Rouge qu’il ré-dige dans la Guyane française . C’est pour avoir échappéaux embrassements commerciaux d’Engelmann, et pourlui avoir fait tort, comme on dit, de la médaille d’or,qu’il nous a oublié dans son histoire de la lithographie.

L’imprimerie de Lemercier est aujourd’hui la plusgrande et la meilleure de Paris pour les dessins soignés ;les autres s’adonnent plutôt aux travaux du commercequ'aux travaux d’art. La lithographie fondée à Dijon par un de nos frères, le meilleur imprimeur que nousayons formé, a mérité une médaille pour la belle exé-cution de son Voyage pittoresque en Bourgogne .

Thierry, Vilain, Delarue, Bobœuf, Haubloup, Mar-tenot, Gihaut, Racinet, Dupont, Garson, Lessore, sontles principales étoiles de la pléiade lithographique d’au-jourd’hui. Vous n’hésitons pas à dire que la constel-