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lalion pâlit; il y a «le la gène et du découragement surtous les points, la concurrence a été trop vive, et n’aguère laissé que des blessés sur le champ de bataille.
Pour en revenir à la gravure sur pierre, nous dé-sirons qu’on prenne acte de ce que nous avons publié,il y a douze ans, dans l’ Industriel , et que nous répétonsaujourd’hui :
« Tout ce qui se fait sur cuivre, à l’eau forte, auburin, à la pointe sèche et sur bois, peut se faire surpierre, avec une économie de plus de moitié sur letemps et l’argent. »
Du moment où nous eûmes vérifié que le trait le plusfin et le trait le plus gros s’imprimaient également bienet duraient autant l’un que l’autre, nous nous sommesdit : L’art est trouvé, il ne manque plus que l’artiste,et si quelque célébrité chalcographiquc voulait sc déta-cher du cuivre pour s’appliquer à la pierre, nous au-rions bientôt nos Berwic et nos Desnoyer.
Nous déclarons aux graveurs sur cuivre qu’il ne leurfaudrait pas une heure de leçon pour les engager à dé-serter le métal; nous l’avons tenté à l’égard du célèbrelléveil, auquel nous portâmes une pierre sur laquelleil s’exerça de suite avec un tel succès, qu’en voyantla pureté des épreuves que nous lui rendions, il s’écria :<i Je ne veux plus de cuivre! » mais il ne fut pas lemaitre de changer : le libraire Judot, qui l’employaitalors, resta fidèle au cuivre et à l’acier, qu’il trouvaitplus faciles à emmagasiner.
La gravure sur pierre possède un avantage auquelon ne s’attend pas, c’est de fournir des tirages plus purs,plus nets que le cuivre. La raison en est facile à expli-quer : la main qui nettoie le cuivre, tire toujours l’en-