cre d’un côté ou de l’autre de la taille, et occasionnedes bavures très-visibles au microscope, tandis que lerouleau, en passant sur les tailles, ne fait (juc souleverl’encre au milieu même des traits dans lesquels ellene laisse pas d’épaissir, puisque les traits les plus largesn’ont pas besoin de profondeur.
Dans les plans des villes, par exemple, où les monu-ments principaux doivent être exprimés en noir plein,le lithographe n’a qu’à découvrir légèrement l’épidermede la pierre pour obtenir son effet, tandis que le gra-veur est obligé d’abord de faire une fosse dans le cuivreet puis de strier le fond de cette fosse de mille traitscroisés dans tous les sens, pour retenir l’encre d’im-pression, qui partirait sous le nettoiement du chiffonou de la paume de la main; et encore , quand la cartecommence à s’user, ces monuments, qui étaient toutnoirs, deviennent-ils tout blancs.
Il n’en est pas de même de la pierre, sur laquelleon peut atteindre à la finesse et dépasser la vigueur ducuivre. « Envoyez-moi quelques-unes de vos cartes deCorse et de l’ilc d’Elbe par Collon , nous écrivait le co-lonel Lapie; tout le monde ici les admire, le généralPelet a désiré conserver celle dont vous m’aviez faitcadeau. »
Ayant fait déposer un de ces spécimens, il y a plu-sieurs années à Londres , au salon de Sommerselhouse,il occasionna un débat singulier que M. Coindet. litho-graphe nous raconta.
Le directeur, pesuade que nous avions voulu mys-tifier la commission anglaise (comme cet original deWiertz a mystifié la commission parisienne, en lui pré-sentant un Rubens qu’elle trouva indigne de figurer au