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Tome second.
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A «inutilité lithographique.

De toutes les manières de dessiner sur pierre, l’aqua-tinte ou manière noire a toujours été la plus obscurepour les lithographes; nous pouvons même ajouter quepersonne n’y voit encore très-clair en ce moment : nousne connaissons que les essais de Lcssore qui aient souf-fert l’impression à un petit nombre d’exemplaires; c’estqu’il est infiniment difficile d’éviter les empâtements deces points qui se touchent de si près; aussi Lessorcn’arrivera-t-il à son but que lorsqu’il se sera fait le pro-pre imprimeur de ses ouvrages.

Couvrir une pierre gravée d’une matière grasse, dé-couvrir les demi-teintes et les clairs à l’aide de la ç/ratte-bo.tse (petit faisceau de fils d’acier les plus minces ) oude bâtonnets en ivoire ou en bois dur, voilà le prin-cipe et les outils de la manière noire; mais que de con-ditions à observer dans la composition du corps gras,dans la préparation et l’impression!...

Si le corps gras est placé liquide, il pénètre tropavant dans la pierre et se travaille salement; s’il estplacé à sec, il ne pénètre pas exactement entre tous lesgrains, il fait pont du sommet d’un grain à l’autre; etl’acide, en pénétrant sous ces ponts, les soulève et pro-duit des taches blanches qui rompent l’harmonie, ava-rient le velouté et le moelleux, principal agrément del’aquatinte.

Nous avons essayé de cent moyens : le premier a étéd’humecter la pierre d’alcool rectifie, et de la frotteravec un crayon lithographique; l’esprit évaporé ne lais-