Band 
Tome second.
Seite
303
JPEG-Download
 

de différents tons, sur une même pierre. Par exemple,il prenait sur un dessin au lavis ou une gravure, lesquatre ou cinq tons principaux qui suffisent sur les pa-piers à tenture pour exprimer la rondeur des formes;il les disposait sur la même pierre quand le dessin étaitpetit, ou sur plusieurs pierres quand il était grand; ilremplissait d’encre l’intérieur des contours et prépa-rait le tout à l’acide, comme à l’ordinaire; après avoirenlevé l’encre à l’essence de térébenthine, il encraitchacune de ses teintes avec un rouleau chargé des en-cres préparées d’avance au ton désiré.

Au moyen de points de repère, il obtenait par la su-perposition de toutes ses teintes, des estampes qui sem-blaient faites «à l’encre de la Chine ou à la sépia.

Les repères se font mieux en ne laissant aucun bordblanc au papier, qui doit être taillé de la grandeur justedu dessin et que l’on applique ensuite sur des feuilles depapier blanc. Il y a là de quoi satisfaire à bon marché,tous les maniaques d’albums qui persécutent les artistespour avoir des croquis.

On sent que l’impression lithographique en couleurest tout entière dans cette méthode des repères, puis-qu'un lieu de prendre des teintes noires on peut pren-dre des couleurs différentes; mais tout cela n’a produitjusqu’ici que du gâchis et des couleurs rancies parl’huile, sans transparence et désagréables à la vue; nousn’en exceptons pas la prétendue invention dont Engel-inann a fait tant de bruit. JVous aimerions mieux l’idéede Sennefelder, de composer une mosaïque épaisse enlingots de cire diversement coloriés, sur laquelle il pas-sait une couche d’essence pour liquéfier la sommité desbasaltes, avant d’appliquer sur sa planche une feuille de