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Tome second.
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Transports de la librairie par 1 cm poste».

Serait-il plus difficile de remettre un livre qu’unelettre à domicile, et d’en toucher la valeur que le port?Non certainement puisque cela se fait déjà en partie ;eh bien ! que cela se fasse en entier, le gouvernement ygagnerait des millions en sauvant la librairie, en répan-dant les lumières çt en réduisant le prix des livres demoitié.

Voici le plan que nous avons soumis à notre gouver-nement, qui est sur le point de l’adopter, surtout de-puis que la poste se sert des chemins de fer.

Toute personne qui désire un livre édité dans la ca-pitale peut se présenter au bureau de poste de son en-droit, on lui remet un bulletin, sur lequel il inscrit lenom du livre qu’il demande , l’adresse de l’éditeur, leprix du livre, connu par les journaux et les catalogues,sa signature et son adresse ;

Ce bulletin est envoyé par l’ordinaire au directeur despostes de la capitale qui fait prendre le livre chez l’édi-teur, y joint le bulletin et le renvoie au demandeur quile paye à sa porte comme il paye un port de lettre.

Tous les mois la poste règle les comptes des éditeurs,qui rentrent immédiatement dans leurs fonds sans avoirde banqueroutes ou de sursis à subir. Le commerce dela librairie devenant un commerce aussi sûr que toutautre, les capitalistes n’hésiteraient plus à y mettre desfonds. La poste, retirant 10 ou 13 p. c. du prix de tousles livres qu’elle transporterait, ferait d’énormes profits,

’ et les éditeurs et le public la béniraient par-dessus lemarché.