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Tome second.
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de réduire à 9,000, et, le croirait-on! lin artiste de Paris ,M. Marcelin Legrand a osé entreprendre de les gravertous, de façon à rendre praticable la composition duchinois en caractères mobiles. Ce même intrépide gra-veur a exécuté divers corps de zend, un corps de tamoul,un corps de guzaratti, deux corps de persépolitain, uncorps de tibétain, etc., il faut avoir du Stanislas Julien dans les doigts et dans l’esprit pour se livrer à de pareil- 'les spéculations.

Les bons graveurs de caractères de Paris sont MM. Lé-ger, Lœuillet, Lombardot, Porthant, etc. ; les bons gra-veurs sur bois sont aujourd’hui, MM. Brevière ( Andrew,Best, Leloir), Lacoste, Cherriere, etc. ; pour les billets debanque, Barre, Saunier; pour les fers de relieurs, Chesle;pour la fonte des caractères, ce sont MM. Tarbé (mé-daille d’or), Laurent et Deberny (médailles d’argent),Âubanet d’Avignon, Lyon et Laboulaye, Deschamps etFcssin.

Pour les caractères en alliage plus dur que la fonteordinaire, on remarquait ceux de M. Colson, de Cler-mont-Ferrant. Son invention convient surtout aux jour-nalistes, qui usent considérablement leurs formes par letaquage et surtout par le nettoyage brutal de la brosse,qui enlève tous les déliés; heureusement qu’un chimistepolonais vient d’établir chez l’imprimeur Ilanicq, de Ma-lines, un procédé de nettoyage sans brosse, dont cetimprimeur célèbre est on ne peut plus satisfait.

Voici ce que nous en savons : la forme, saturée, pen-dant quelques minutes, de potasse caustique, est en-suite vivement aspergée d’un jet d’eau qui la débarrasse