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Tome second.
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à 15 coups, voilà le problème économique que nousnous étions proposé, et que nous avons résolu commeil suit :

Nous avons fait une entaille d’outre en outre au ton-nerre du fusil, à partir de la vis de culasse ; cette en-taille, longue d’une cartouche de Robert, sert à l’insinuerdans le canon, en tenant l’amorce saillante en haut. Sai-sissant ensuite la sous-garde mobile abaissée, on la ra-mèneà sa place. La sous-garde en montant élève un coind’acier qui vient remplir l’entaille faite au canon. Unbassinet creusé sur ce coin pince l’amorce de la cartou-che, qui est écrasée par la chute du piston.

On voit que la batterie entière est conservée, sauf lechien à pierre qui est remplacé par un piston contournéde manière à frapper au centre du canon.

Le premier fusil arrangé de la sorte a très-bien mar-ché, sauf l’encrassement qui gênait le dégagement ducoin; nous y avons remédié en formant ce coin de deuxparties, dont celle de derrière, à l’abri de l’encrasse-ment, se dégage toujours aisément en entraînant l’autreà sa suite.

Après avoir fait trois fusils de ce genre, nous avionsporté le meilleur à Paris , dans l’intention de le présen-ter au gouvernement; mais ayant rencontré un ami quisortait d’en prendre, comme on dit, nous renonçâmes ànotre projet; cet ami est l’ingénieur Perrot, inventeurd’un fusil à vent sur roues, qui lire 500 balles à la mi-nute à d’aussi grandes distances que la poudre.

Le Maréchal lui a donné la liberté de le vendre à laRussie , qui lui fait depuis bien longtemps des offres très-avantageuses.

Ainsi s’en vont à l’étranger les plus belles découvertes