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En fait de beaux poêles meublants, la Belgique a unesupériorité marquée sur la France ; mais du moins,dansles morceaux de tôle mal ajustés des poèlicrs français ,il y a des idées neuves, un esprit de recherches et sou-vent même des solutions réelles de certains problèmesde combustion ; tandis que chez nous, ce ne sont pourla plupart que de belles robes brodées habillant la mar-mite à charbon des poêles de cabaret.
Quant au travail de nos poêliers belges, honneur aubon goût de leurs ornements et au fini de leur travail ;aussi se moquent-ils du poêle à champignon de Perêve,qui est bien la plus hideuse machine qu’on puisse voir ;mais comme il y a multiplication des surfaces de chauffeet obstacles sur obstacles au départ trop subit du calori-que, ce poêle, qui n’est autre chose que le chapiteau dis-tillatoire de Pistorius, est d’un bon usage dans les sallesbasses et les corridors.
On peut varier à l’iniini la construction des appareilsde chauffage, dès que l’on connaît les lois physiquesauxquelles obéissent l’air, les gaz, la fumée et le calo-rique ; aussi voyons-nous encore, comme dans 1,’arquc-buserie, beaucoup de médecins figurer parmi les inven-teurs de calorifères ; et cela parce que les éludesphysiologiques leur fournissent les notions indispensa-bles aux inventeurs, et que la clientèle pourvoit auxpremiers frais d’exécution.
En savant français va publier un nouveau traité de lachaleur où chacun pourra puiser à pleine main lascience du chauffage.