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Tome second.
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pour mettre le feu au mélange intérieur, c’est l’expé-rience de Lavoisier . Il se pourrait aussi que le disque dela soupape fit en certains cas l’effet du plateau de lelec-tropliore, et déterminât l’étincelle, en se soulevant deson siège.

«Ceci expliquerait comment la plupart des explosionsarrivent au moment où l’on met les machines en train,ou hien au moment où une soupape est soulevée, commecela vient encore d’avoir lieu, le 15 du mois dernier, à lafabrique de John Elce à Manchester.

« Quant à la production de l’hydrogène dans leschaudières qui manquent d’eau , elle n’est plus dou-teuse depuis la magnifique et dangereuse expérience deGoldsivarthy-Gurney qui a prouvé que la vapeur sortantd’une chaudière rougie, dont on avait arrêté les pompesalimentaires et laissé baisser l’eau, brûlait comme del’hydrogène, et si cette chaudière n’a pas éclaté, c’estqu’il n’y avait pas d’air mélangé au gaz dans le cas enquestion. Voilà, M. le baron, un rêve que je conti-nuerai à prendre pour une réalité jusqu’à preuve ducontraire.

« Il m’est venu un autre scrupule au sujet de l’électri-cité que l’on veut soutirer des chaudières au fur et àmesure qu’elle se forme ; je pense que l’électricité pour-rait bien n’ètrc que le calorique latent de la vapeur, et.que, si on le soutire, on diminuera la tension de celle-ci.

Je reste toujours dans mon ancienne idée d’attribuerles aurores boréales à la congélation, vers les régionspolaires, des vapeurs suspendues dans l’atmosphère,qui, dans ce changement d’état, perdent leur caloriquelatent, lequel calorique s’échappe sous forme de lumièrediffuse ou d’aigrettes électriques lumineuses. Si les au-