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Tome second.
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rores boréales sont milles ou rares par le vent du nord,eela confirmerait mon opinion.

« Ayant été informé coup sur coup de plusieurs casd’explosion à l’appui de cette théorie, je m’empresse devous les communiquer. Une explosion a eu lieu il y aquelques années à Gand , qui a dérouté tous les faiseursde soupapes de sûreté, car le trou de l’homme était ou-vert et cette chaudière était sans eau et sans feu, ce quine l’a pas empêchée de causer les plus grands dégâts.Voici mon explication :

« La chaudière avait été vidée le samedi pour la net-loyer le dimanche, avec la précaution d’y laisser un peud’eau pour le lavage.

« La chaudière vidée, avant que le feu fût complète-ment éteint, se sera échauffée au rouge et aura décom-posé la vapeur d’eau.

« Le lendemain, l’ouvrier ayant procédé à l’ouverturedu trou de l’homme, y descendait sa lampe comme d’ha-bitude, quand l’explosion du mélange détonant, qui s’é-tait formé par l’entrée de l’air, arriva, et mit en piècesla chaudière, l’homme et l’atelier.

« Autre exemple qui prouve qu’il n’y a rien à crain-dre d’une explosion simple, sans mélange explosif :

« Une chaudière de nos environs dont une des pa-rois vint à rougir, se gonfla et creva, sans mêmeébranler son foyer, quoiqu’elle marchât à cinq atmo-sphères.

>■ Comparez ceci avec l’explosion de la chaudière deVieux-Walcffe, à deux atmosphères, et vous reconnaîtrezd’abord la différence qui existe entre les effets de l’explo-sion produite par la simple pression progressive et ceuxde l’action foudroyante du mélange explosif qui peut