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Tome second.
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voir d’eau alimentaire au-dessus de la pompe d’injec-tion; cette précaution, qui n'avait cependant pas pourbut d’empêcher l’introduction de l’air dans les chau-dières, a néanmoins produit un bon résultat, c’est uneextrême rareté d’explosion dans les chaudières prus-siennes.

« Comme on sait que tout s’enchaîne dans les phé-nomènes naturels , les physiciens n’ont pas plutôttrouvé ou cru trouver une vérité qu’ils cherchent àl'appliquer .à tout ; nous ne sommes pas exempt de cetteprétendue inlirmité; nous nous faisons gloire, au con-traire, d’essayer l’application d’une découverte à tousles cas imaginables; c’est ainsi que nous croyons pou-voir expliquer le bruit du tonnerre par l’inflammation,au moyen de l’étincelle électrique, des mélanges déto-nants accumulés sous les nuages.

« En effet, que deviennent ces masses d’hydrogèneémanées de la terre et dont on ne retrouve pas detraces dans l’air atmosphérique? I)e deux chosesl’une, ou l’hydrogène continue à s’élever et à sortirde l’atmosphère, ou il retombe avec l’eau sur la terreaprès avoir été recombiné à l’oxygène par l’étincelleélectrique.

« Quand une portion du ciel est couverte d’unépais cumulus, quand une réseau de nébulosités ar-rête l’hydrogène au passage, il est à supposer qu’ils’unit à l’air dans toutes les proportions possibles, de-puis le mélange fusant qui produit ce qu’on appelle leséclairs de chaleur, jusqu’aux mélanges les plus déto-nants qui font trembler la terre par leur immense fra-cas, et causent un redoublement de pluie en recompo-sant une masse d’eau proportionnelle à leur volume.