C’est dans le vide produit par cette conflagration quela grêle se forme.
« Si vous remarquez le chemin que parcourt lafumée d’une bougie éteinte dans un air calme, vousverrez qu’elle s’élève d’abord en ligne droite et finit enzigzags; supposez que les émanations de gaz hydrogèneproto-carboné qui s’élèvent des houillères, des usines, desmarais et des corps organiques en décomposition per-manente sur le globe, suivent le même chemin; quandleur sommet prend feu , la flamme qui parcourt ceslongues stries décrit une ligne analogue à celle de lafumée; les zigzags spiroïdes en haut se terminent enligne droite et arrivent à terre plus ou moins oblique-ment, et dans le sens opposé au vent qui règne.
« C’est ainsi que le feu grisou suit les trainées de gazrépandues dans les galeries des houillères cl plongesouvent du haut des bures au fond.
u Nous croyons à la possibilité d’imiter tous ces phé-nomènes à l’air libre, et tous ceux qu’on peut rattacherà cette utopie , qui a du moins pour elle une très-grandeapparence de vraisemblance. »
Bruxelles, le 24 novembre 1841.
Nous terminons notre second volume avec la secondeannée de notre entreprise. Si quelques esprits méticu-leux trouvaient que nous allons un peu loin, que noussommes un peu hardi dans nos utopies, nous leur ré-pondrions qu’il n’y a pas grand mal à secouer les espritsparesseux et pas le moindre danger à semer des idéesmême excentriques, en fait de technologie; il n’en estpas ici comme en politique ou en morale où la prudence
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