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sécheresse d’un procès-verbal : il a voulu d’un côté faire un plaidoyeren faveur de l’industrie, et de l’autre, faire connaître les nouvelles dé-couvertes, les nouveaux procédés. Ce qu’il voulait faire il l’a fait, etpar là il a mis nos fabricants et nos manufacturiers à même de profilerdes progrès de leurs émules et de leurs rivaux : n’était-ce pas-là l’objetde sa mission et ne l’a-t-il pas convenablement remplie? S’il a été audelà du travail de simple rapporteur, s’il nous a fait part, à propos desprocédés des autres, de ceux que son esprit vif et pénétrant lui a faitdécouvrir, ce serait un singulier grief que de lui reprocher d’avoirfait plus qu’on ne lui avait demandé et qu’il n’avait promis.
Gazette de INons, 27 janvier.
On s’étonnera sans doute que la Gazette de Mons ait lardé jusqu’àprésent à rendre compte d’un ouvrage si essentiellement utile à l’in-dustrie, si nécessaire à tous les fabricants de la Belgique , désireux de secomparer à leurs voisins méridionaux ; mais un événement plus fort quenotre volonté, la maladie d’un de nos collaborateurs chargé de ce tra-vail a retardé la publication de nos observations sur le livre de M, Jo-bard, ou, pour parler plus franchement, des éloges qu’il mérite; carpour ne plus revenir aux formules laudatives, nous dirons ici une foispour toutes, avec sincérité, que l’ouvrage de M. Jobard est le livre lemieux écrit, le plus substantiel, le plus instructif qui ait paru jusqu’icien Belgique .
Mais avant de nous arrêter aux détails, nous dirons un mot du sys-tème d’après lequel a été écrit ce rapport. M. Jobard n’a point adoptéle ton pédantesque et gourmé d’un agent diplomatique. 11 raconte, ilne disserte pas, et si parfois il énonce son opinion, il le fait avec unesimplicité lucide, avec une justesse d’expression qui n'est propre qu’àl’écrivain maître de son sujet ;
....Cui lecta patenter erit res,
Nec faeundia deseret hune, nec lucidus ordo.
En lisant son livre on croirait d’abord que M. Jobard n’écrit que pourle commun des lecteurs. Ses articles ne sont pas hérissés de chiffres nide formules algébriques ; il est saisissable par toutes les intelligencesquoique le savant ne trouve rien à désirer dans ses descriptions.