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Chimie / A. Bouchardat
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CARBONE.

pure au point de filtrer avec elle ; niais pour peu que l’eau con-tienne des sels, ce phénomène n’a plus lieu. 11 en est de mêmesi l’on chauffe fortement le bore. Ce corps est sans usages.

Préparation. — On l’obtient en décomposant l’acide boriqueavec du potassium ou du sodium. On réduit en fragments le métalet l’acide borique ; on les place, couche par couche, dans un tubede cuivre, que l’on chauffe ensuite avec la lampe à alcool. Bien-tôt le métal s’empare de l’oxygène de l’acide borique, forme del’oxyde qui se combine à une certaine quantité d’acide boriquepour former du borate, pendant que le bore de l’acide décom-posé devient libre ; l’eau bouillante dissout le borate, et le filtreretient le bore.

SILICIUM. —• C’est un corps qui existe en grande quantité dansla nature à l’état de combinaison avec l’oxygène ; il a été décou-vert par MM. Gay-Lussac et Thénard, étudié par M. Berzélius ;c’est un corps d’une couleur brune noirâtre, sans éclat métallique,sans odeur, sans saveur, infusible. 11 s’obtient par l’action réduc-tive du potassium.

CARBONE. Charbon pur. — Il est très-répandu dans la natureà l’état de combinaison ; toutes les matières animales ou végé-tales en contiennent de grandes quantités ; il fait partie de l’acidecarbonique et de tous les carbonates. A l’état de pureté on ne l’atrouvé que dans le diamant.

Diamant. — Au premier abord il semble difficile d’admettreque le diamant, le plus pur, le plus limpide des minéraux, est demême nature que ce corps noir opaque que nous appelons char-bon ; mais les expériences les plus variées ont convaincu les chi-mistes de l’identité parfaite de ces deux corps d’aspect si diffé-rent et doués de propriétés physiques si opposées. Ce n’est quevers la fin du siècle dernier qu’on s’est fait une idée exacte decette identité, et cette grande découverte est encore due à Lavoi-sier . Les anciens, qui connaissaient le diamant, le regardaientcomme une matière incombustible. En 1495, Cômelll, grand-ducde Toscane , fit faire des expériences remarquables par les mem-bres de l’Académie del Cimento. Le diamant, placé au foyer d’unmiroir ardent, disparut au bout d’un certain temps; on reconnutégalement la combustion complète du diamant à l’aide de four-neaux ordinaires, lorsque ce corps a le contact de l’air, et qu’ilétait indestructible par l’action du feu le plus violent lorsqu’ilétait parfaitement garanti du contact de l’air. Mais ce fut Lavoi-sier qui s’assura, par la combustion du diamant en vases clos, quece corps produisait ainsi de l’acide carbonique, qu’il en était demême du charbon de bois ; et il en lira la conséquence que le