Fig. 1.6.
COMBINAISONS DU PHOSPHORE AVEC L’HYDROGÈNE , (iltiennent du phosphore , qui peut s’unir à l’hydrogène au momentoù la d composition putride s’opère.
Préparation. — On obtient le sesqniphosphure d’hydrogèneen chauffant dans une liole unepâte faite avec de la chaux, duphosphore coupé et de l’eau; legaz ne tarde pas à se produire età se dégager (lig. 16). L’eau sedécompose, cède son hydrogèneà une partie de phosphore, pourformer le gaz sesquiphosplmre,taudis que l’oxygène s’unit à l’au-tre pour former de l’hypophos-
phitc de chaux. Remarquons ici , , _ __
que M, Dumas n’a jamais pu Tpm-V&teammmim&iïÊMÊfâmmA
venir à l’obtenir exempt d’hydrogène.
SUR LES COMBINAISONS DU PHOSPHORE AVEC L’HYDRO-GÈNE . — Nous allons maintenant, en reproduisant en partie lerapport de M. l’elouze, lu le 20 mai 1844, à l’académie des sciences ,donner exactement l’état présent de la science sur les combinai-sons du phosphore avec l’hydrogène.
«En chauffant le phosphore avec une dissolution de potassecaustique, Gengembre, chimiste, français , découvrit, en 1783,un gaz composé de phosphore et d’hydrogène, doué de la pro-priété curieuse de s’enflammer spontanément au contact de l’air.On remarqua bientôt que ce gaz, conservé sur l’eau ou sur lemercure, perdait peu à peu son inilammahilité, et laissaitdéposerune matière jaune, qu’on considéra comme du phosphore jusqu’en1835, époque à laquelle M. Lcverrier démontra qu’elle consisteen un véritable phosphure d’hydrogène solide.
Quelques années après la découverte de Gengemhre, II. Davylit l’observation que l’acide phosphoreux, soumis à l’action de lachaleur, donnait naissance à un gaz hydrogène phosphoré, dé-pourvu de la propriété d’etre spontanément inflammable, et ilconsidéra ce nouveau gaz comme différent de l’aulre.
La composition de ccs phosphurcs d’hydrogène restait incon-nue; on savait seulement la nature de leurs principes constituants.On ignorait les rapports qu’ils présentaient, soit entre eux, soitavec le gaz qui a perdu, après un certain temps de préparation, lapropriété de brûler au contact de l’air froid.
Plusieurs chimistes entreprirent de combler cette lacune.Thomson et Vauquelin cherchèrent à déterminer combien unvolume de chacun des gaz phosphores renferme d’hydrogène. Le
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