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charbon calciné, contenu dans un tube de porcelaine incandescent.
Il est inusité et n’existe pas dans la nature. C’est une expé-rience remarquable que celle qui nous montre qu’un des liqui-des le plus léger peut être formé par la combinaison de deuxcorps solides.
COMBINAISONS DU SOUFRE ET DU PHOSPHORE. — Lephosphore et le soufre se combinent en plusieurs proportions ;mais ces combinaisons ne, sont lias bien définies. Il en résultequ’elles varient beaucoup. Le sulfure de phosphore est toujoursjaunâtre, quelquefois liquide, ce qui dépend de la quantité dephosphore; en elfet, si le sulfure est formé de 7 parties de phos-phore et de 5 de soufre , il est toujours liquide , même sous 0, ettoujours plus pesant que, l’eau. 11 est volatil. Exposé à la chaleur,au contact de l’air ou de l’oxygène, il s’enflamme,, et donne, lieu àde l’acide sulfureux et de l’acide phosphorique.
On l’obtient en faisant fondre, du phosphore dans un tube fermépar un bout, et y ajoutant peu à peu du soufre divisé en fragments.On attend pour ajouter du soufre que le petit bruit occasionnépar la combinaison soit passé.
Ce corps , dont on doit la découverte à Margraff, a été étudiépar M. Faraday . Ce chimiste a vu que le sulfure de phosphore,formé de 7 parties de phosphore et de 5 de soufre, conservé sousl’eau pendant quelque temps, avait abandonné des cristaux desoufre pur, en même temps qu’il avait perdu de sa fusibilité, etqu’alors, exposé quelques heures à une température de 3 à 1°, ils’était pris en une masse cristalline qui paraissait formée de i desoufre et de 2 de phosphore t= S P 2 .
SÉLÉNIUM. ■— Découvert par M. Berzélius , dans le soufre deFalilun ; c’est un corps dont les propriétés chimiques sont entiè-rement analogues à celles du soufre, et auquel on ne connaît encoreaucun usage ; il est très-rare.
IODE. — Historique. — En 1811, un salpêtrier de Paris ,nommé Courtois, ayant chauffé, par hasard, avec un peu d'a-cide sulfurique, un résidu incristallisable des soudes de varech,remarqua qu’il s’en dégageait de superbes vapeurs violettes, qui,en se refroidissant déposaient des lames grisâtres très-brillantes.11 signala ce fait à la fin de 1813. M. Gay-Lussac fit de ce nouvelélément une histoire complète ; il lui donna le nom d’iode, tirédun mot grec qui signifie violet, pour rappeler la couleur admi-rable de sa vapeur.
Par la découverte de l’iode, Courtois enrichit l’humanité d’undes remèdes les plus utiles; il dota la France d’une industrieirès-imporlaute, et notre gouvernement, il faut le dire à sa