DÉCOMPOSITION DE L’EAU. 85
lorsqu’il a le contact de l’air. Si ou vérifie ensuite le poids del’eau passe' edanslc flacon, on la trouve diminuée de 85 grains 710 /es.
» Ainsi, dans cette expérience, 85 grains 7/10 es d’eau, plus 28grains de charbon, ont formé 100 grains d’acide carbonique, plus13 grains7/10®*d’un gaz particulier susceptible de s’enflammer.
«Mais, pour former 100 grains de gaz acide carbonique, il fautunir 72 grains d’oxygène à 28 grains de charbon ; donc les 28grains de charbon placés dans le tube de verre ont enlevé à l’eau72 grains d’oxygène; donc85 grains 7/10 cs d’eau sont composésde 72 grains d’oxygène et de 13 grains 7/10 es d’un gaz suscep-tible de s’enflammer. »
« me EXPÉRIENCE. — DÉCOMPOSITION DE L’EAU. — Pré-paration. — On dispose tout l’appareil comme dans l’expérienceprécédente, avec cette différence seulement, qu’au lieu de 28grains de charbon, on met dans le tube EF (lig. 23), 274 grainsde petites lames de fer très-doux roulées eu spirales. On fait rou-gir le tube comme dans les expériences précédentes; on allumedu feu sous la cornue A, et on entretient l’eau qu’elle contienttoujours bouillante, jusqu’à ce qu’elle soit entièrement évaporée,qu’elle ait passé en totalité dans le tube E F, et qu’elle se soitcondensée dans le flacon H.
» Effet. —11 ne se, dégage point de gaz acide carbonique danscette expérience, mais seulement un gaz inflammable 13 fois plusléger que l’air de l’atmosphère : le poids total qu’on en obtientest de 15 grains, et son volume est d’environ 416 pouces cubi-ques. Si on compare la quantité d’eau primitivement employéeavec celle restante dans le flacon H, ou trouve un déficit de 100grains. D’un autre côté, les 274 grains de fer renfermés dans letube E F se trouvent peser 85 grains de plus que lorsqu’on les y aintroduits; et leur volume se trouve considérablement aug-menté : ce fer n’est presque plus attirable à l’aimant; il se dissoutsans effervescence dans les acides ; en un mot, il est dans l’étatd’oxyde noir, précisément comme celui qui a été brûlé dans legaz oxygène.
» RÉFLEXIONS. — Le résultat de celte expérience présente unevéritable oxydation du fer par l’eau ; oxydation toute semblableà celle qui s’opère dans l’air à l’aide de la chaleur. 100 grainsd’eau ont été décomposés ; 85 d’oxygène se sont unis au ferpour le constituer dans l’état d’oxyde noir, et il s’est dégagé 15grains d’un gaz inflammable particulier : donc l’eau est composéed’oxygène et de la base d’un gaz inflammable, dans la proportionde 85 parties contre 15.
” Ainsi l’eau, indépendamment de l’oxygène, qui est un de ses
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