EAU. OS
par MM. Perkins, Œrsted et Canton. Los expériences qu’ils ontfaites à oe sujet prouvent, on même temps, qu’elle se comprimeen raison dos poids dont elle est chargée. Sa pesanteur spécifiqueest l’unité à laquelle on compare le poids des liquides et des so-lides. Un litre d’eau à 4° pèse 1000 grammes.
L’eau conduit mal le fluide électrique; c’est ce qui fait qu’onajoute à l'eau qui sert de conducteur au fluide, dans la pile vol-taïque, une certaine quantité de sel ou d’acide. Elle réfracte, for-tement la lumière. Soumise à l’action de la chaleur, l’eau s’échauffeet entre en ébullition à la température de 100° sous la pressionordinaire ; l’augmentation ou la diminution de pression retartre ouavance son point d’éhullition; les sels qui ont de l’affinité pourl’eau le retardent également, pendant que quelques sels métal-liques l’avancent. L’eau se, volatilise facilement, et la vapeur quien résulte occupe un volume 1700 fois plus considérable quecelui qu’elle occupe à l’c'tat liquide. Comme celle de tous les gaz,la tension de sa vapeur augmente avec sa température.
Exposée au froid, l’eau se condense jusqu’à -j- 4°; au contraire,elle, se dilate jusqu’au terme de sa congélation, qui a lieu a 0.Selon M. Mairan , pendant sa congélation, elle augmente d’unquatorzième de son volume. Voilà pourquoi la glace est plus lé-gère que l’eau. Il résulte de ce que nous venons dé dire, que leplus grand degré de densité de ce liquide est à + 4°. Son pointde congélation peut être retardé tout aussi bien que son pointd’ébullition, et cela par les mêmes substances salines. Blagden avu que l’eau pure, placée dans un matras dont le col a été fermé àla lampe, ou recouverte d’une couche d’huile, pouvait recevoir unfroid de—5 à—G° sans se congeler, pourvu toutefois que l’eaune soit point agitée. M. Gay-Lussac, en employant les mêmesmoyens, et de l’eau pure et privée d’air, a pu l’amener jusqu’à—12° sans la congeler. L’eau aérée et chargée de limon se congèleplus promptement.
Propriétés chimiques. — L’oxygène se dissout en quantité d’au-tant plus grande que la température est plus basse et la pressionplus forte. A -f- 10°, pression ordinaire, elle en dissout plus de la25 e partie de son volume. L’air s’v dissout aussi, mais en moindreproportion, et l’on remarque que ï’air y est plus riche en oxygène,ce qui tient uniquement à ce que l’azote, est moins soluble quel’oxvgène.
L’hydrogène ne se dissout qu’en petite quantité.
Parmi les métalloïdes il n’y a que l’azote, l’iode, le brome et lechlore, qui se dissolvent dans l’eau. Le, bore et le carbone ne ladécomposent qu’à une température élevée, en donnant, le pre-