Buch 
Chimie / A. Bouchardat
Entstehung
Seite
96
JPEG-Download
 

93 CIHMIE.

tions ; il était autrefois séparé de la cucurbite par des tubes tantôtdroits, tantôt courbés en zigzag. On les supprima et l’on lit re-poser immédiatement le chapiteau sur la chaudière. Dans l’alam-bic de Baume, qu’on retrouve encore dans de vieux laboratoires,le (hapite.au est conique et entouré d’un bain-marie propre à con-denser les vapeurs. A sa base est une rainure destinée à conduiredans le col du chapiteau les vapeurs condensées qui ruissellentsur ses parois internes. Cet appareil a deux grands défauts : lepremier, c’est qu’une partie du liquide retombe dans la chaudièreau lieu de couler dans le récipient. On y avait paré dans certainscas ; ainsi, l’expérience avait appris, dans la distillation du vin, àdonner au chapiteau un certain degré d’inclinaison ; une goutted’cau-dc-vic coulait alors à sa surface sans retomber dans lachaudière ; mais il restait toujours un second inconvénient au-quel il n’avait pas été remédié, c’est qu’une partie des vapeursétait refroidie à distance sans avoir le contact du métal, et retom-bait directement dans la cucurbite.

Depuis on a reconnu que le chapiteau n’a pas besoin d êtregrand, et qu’il n’est pas nécessaire qu il s’y opère la moindre con-densation. C’est pourquoi on le fait très-petit aujourd’hui, où l’onne prend qu’un tuyau en cuivre recourbé dont une extrémité pinslarge s’adapte exactement à l’ouverture de la chaudière, tandisque la plus petite A s’ajuste également dans le réfrigérant.

Le réfrigérant, connu en France sous le nom de serpentin, estla partie dans laquelle les vapeurs se condensent et prennent l’é-