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Chimie / A. Bouchardat
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y» CHIMIE.

sieurs sels, on peut obtenir (les températures variables. Ainsi, unedissolution saturée de nilre bout à 114°, une dissolution de selmarin à 100°, une dissolution saturée de tartrate de potasse et desoude à 115°. Le bain d’huile peut être chauffé à 300°, et, avecl’alliage fusible de d’Arcct, on peut aller jusqu’au rouge.

Théorie de la distillation. — Lorsque la distillation s’exerce surun seul liquide, il forme, lorsqu’il est porté à l’ébullition, des va-peurs dont la force élastique est égale à celle de l’air, et, commeelles sont continuellement chassées par de nouvelles vapeurs quise forment, l’air de l’appareil est bientôt expulsé ; elles conti-nuent à se former tant que le liquide bout, et elles se condensentdans le réfrigérant. Quand on chauffe deux liquides qui entrenten ébullition à des températures inégales, par exemple, de l’eauqui bout à 100° et une essence à 150°, la température reste con-stante à 100° ; il se forme alors une quantité assez considérable devapeur d’essence, qui se mêle à la vapeur d’eau qui en est saturéepar la température de 100°. Mais, de même que la vapeur d’eau serenouvelle sans cesse, la vapeur d’essence se reproduit à chaqueinstant, et toujours dans la même condition de saturation réci-proque. Mais quand deux liquides qui distillent ensemble ont del’affinité l’un pour l’autre, ces résultats sont modiiiés par cetteaffinité, et c’est ce qui arrive du plus au moins dans le plus grandnombre des distillations.

BIOXYDE D’HYDROGÈXE (Eau oxygénée). — C’est à M. Thé-nard qu’est duc la découverte du bioxyde d’hydrogène.

Propriétés. — Ce composé est liquide, incolore et inodore. Il dé-truit la couleur du papier de curcuma ; sa saveur est métallique,picotant la langue et épaississant la salive ; il attaque la peau, l’al-tère et la détruit quand on l’y applique en couches assez épaisses ;sa tension est plus faible que celle de l’eau, ce qui explique pour-quoi on peut la concentrer dans le vide à côté d'uncorps avided’eau , comme l’acide sulfurique , etc.; sa densité = 1,452.

Exposé à la chaleur, il perd une partie de son oxygène, et d’au-tant plus que la température est élevée. Le fluide électrique endégage une plus grande quantité ; le froid ne le congèle pas,même quand il est = à'—30°.

Parmi les métalloïdes, le sélénium et le charbon seul décom-posent le bioxyde d’hydrogène : le sélénium s’acidifie, et le char-bon dégage de l’oxygène sans contracter de combinaison.

Tous les métaux, l’antimoine, le tellure, le fer et l’étain excep-tés, décomposent l’eau oxygénée et la ramènent à l’état d’eau or-dinaire. Mais celte action ne devient bien manifeste que lorsqu’ilssont réduits en poudre. Quelques-uns passent à l’état d’oxydes;