essais nous ont donné la plus entière conviction que sa conden-sation pourrait être complète. En ajustant, en effet, au tube oùs’effectue la combustion, un condenseur rempli de potasse li-quide concentrée, on arrête la plus grande partie de l’acidecarbonique, c’est-à-dire, les 9!)/100 cs environ. La petite portionqui échappe, est, il est vrai, la plus difficile à recueillir, par laraison qu’elle est mélangée avec une grande quantité d’oxygènequi empêche son absorption. Cependant il nous a été facile denous convaincre qu’en faisant passer le gaz successivement danscinq tubes en U de 30 à 40 centimètres de long, pleins de pierreponce humectée de potasse liquide, les trois derniers ne chan-gent pas de poids pendant la durée de l’expérience.
» L’acide carbonique échappé au condenseur rempli de potasseliquide, s’arrête presque entièrement dans le premier tube en U ;le second ne gagne que quelques milligrammes.
» Ainsi, quand le gaz sort du tube en porcelaine où il a servià brider le charbon, il suffit de le faire passer dans un tube quirenferme de la ponce humectée d’acide sulfurique, pour arrêtertoute l’eau qui se serait formée.
» Quant à l’acide carbonique , il suffit, pour l’arrêter tout en-tier, d’un condenseur plein de potasse liquide, de deux tubesen U, garnis de ponce alcaline, et d’un tube en U plein d’acidesulfurique destiné à arrêter l’eau que le gaz pourrait emprunterà la potasse.
» Ces préliminaires arrêtés, nous nous sommes occupés de lacombustion elle-même.
» Pour éviter toute production d’oxyde de carbone, nous avonsajouté une précaution à toutes celles qui ont été déjà mentionnées.Dans la partie libre du tube en porcelaine où le gaz devait pas-ser après la combustion du graphite, nous avons placé du cuivreen tournure ; puis, chauffant le tube au rouge, nous y avons di-rigé pendant seize heures un courant d’air auquel nous avons faitsuccéder un courant d’oxygène pendant le même temps. L’oxy-dation du cuivre étant ainsi bien complète , nous avons procédéa nos combustions, avec la conviction que les moindres tracesd’oxyde de carbone se convertiraient en acide carbonique parleur passage au travers de cette éponge d’oxyde de cuivre incan-descent.
» Nous avons même été plus loin, quand il s’est agi de brûler lediamant, car nous avons fait passer les gaz qui sortaient du tubeen porcelaine, au travers d’un long tube en verre dur, pleind’oxyde de cuivre chauffé au rouge.
” foutes ces précautions prises, si l’on fait passer 15 ou 20 litres