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Chimie / A. Bouchardat
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PLATINE. 185

du silicium, du carbone et de l’azote. Un grand nombre de mé-taux peuvent se combiner à l’or et former des alliages dont quel-ques-uns offrent de l’intérêt.

L’or ne se trouve qu’à l’état natif, ou combiné avec un peud’argent, de cuivre et/le fer. On le rencontre assez souvent dansdes sables qui portent, à cause de cela , le nom de sables aiiri-freres. Pour l’obtenir, on lave les sables aurifères, et l’on ensépare, l’or que l’on amalgame et que l’on sépare du mercureparla distillation. Quand l’or est engagé dans une gangue, on labroie avec du mercure, qui s’amalgame à l’or. On soumet ensuitel’amalgame à la distillation.

L’or sert à faire des vases et des bijoux plus précieux que ceuxque l’on fait en argent; il est ei ' é à la fabrication de. nosmonnaies. Eu le précipitant de, sa dissolution nitro-hydrochlo-rique par le, chlorure d’étain , on obtient le Pourpre de Cassius;et en traitant la même dissolution par le sulfate de protoxydede fer, on obtient la poudre d’or, avec laquelle on dore la por-celaine.

TLATINE. — Connu vers l’année 1735 , ee n’est que depuistrente, ans qu’on est parvenu à agglomérer et à forger le platineeu éponge ; avant cela on employait l’action de, l’arsenic pour l’ag-glomérer. En 1752, Scbelfer avait annoncé ce procédé, qui futpratiqué et perfectionné par W illis , Margraf, Guyton , etc. Ce.fut l’orfèvre Zanelli qui exerça le. premier en grand l’art de fabri-quer des objets en platine. Le platine est un corps solide, presqueaussi blanc que l’argent, très-brillant, très-ductile et très-mal-léable ; il est très-mou, au point (pie l’ongle peut le rayer. Sa té-nacité est grande, et sa pesanteur spécifique de 21,53, pesanteurplus grande que celle de tous les corps connus. 11 n’est fusible,qu'à l’aide du chalumeau à gaz.

L’oxygène et l’air n’ont aucune action sur lui, ni à froid ni àchaud. Cependant, au moyen d’une forte décharge électrique,on parvient à l’oxyder.

Le bore , le soufre , le sélénium, le phosphore, l’iode, le. bromeet le chlore se combinent facilement au platine; il en est de.même de la plupart (les métaux : on remarque surtout que l’iri-dium et l’osmium le rendent très-dur.

Nous ne reviendrons pas sur lu propriété qu’il a d’enllammerl’hydrogène lorsqu’il est réduit en éponge (voy. art. hydrogène).Nous dirons seulement ici que M. Liebig a reconnu au noir deplatine (platine en poudre) la propriété d’absorber les gaz à lamanière du charbon.

Etat naturel, extraction. — On ne trouve le platine qu’en com-

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