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Chimie / A. Bouchardat
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ACIDE ARSÉNIEUX. 217

poser sur le passage du gaz un tube de 3 déc 1 mètres au moins delong, rempli d’amiante, ou, à son défaut, de colon, pour retenirles gouttelettes de la dissolution qui sont toujours entraînées mé-caniquement par le gaz ; autrement on est exposé à obtenir destaches d’oxysull'urc de zinc qui présentent souvent l’aspect destaches arsenicales.

” 4° Le procédé proposé par M. Lassaigne peut donner de bonsrésultats. Il consiste à faire passer le gaz hydrogène arsenical àtravers une dissolution bien neutre de nitrate d’argent; à décom-poser ensuite la liqueur par l’acide chlorhydrique; à l’évaporerpour chasser les acides, puis à essayer sur le. résidu les réactionsde l’arsenic. Il est surtout commode pour faire passer dans unepetite quantité de liqueur une portion très-minime d’arsenic quiexiste dans un grand volume de liquide que l’on ne peut pasconcentrer par évaporation, et permettre, par conséqueht, entraitant la nouvelle liqueur arsénicale concentrée dans un très-petit appareil de Marsh, d’obtenir des taches beaucoup mieuxcaractérisées. 11 faut seulement bien se garder de conclure à laprésence de l’arsenic, de ce que la dissolution de nitrate d’argentse trouble , et de ce qu’elle donne un dépôt pendant le passage dugaz, ce dépôt pouvant avoir lieu par des gaz non arsénicaux,mélangés à l’hydrogène, et même par l’hydrogène seul, si l’onopère sous l’inlluencc de la lumière.

- On peut remplacer la dissolution de nitrate d’argent par unedissolution de chlore ou par celle d’un chlorure alcalin.

» 5° La disposition indiquée par MM. Berzélius et Liébig, etreproduite avec plusieurs modifications utiles par MM. Kœppelinet Kampmann , de Colmar, rend sensibles des quantités d’arsenicqui ne se manifestent pas, ou seulement d’une manière douteuse,par les taches. Cette disposition présente ensdite l’avantage decondenser l’arsenic d’une manière beaucoup plus complète :seulement il arrivera souvent que l’arsenic se trouvera mélangéde sulfure d’arsenic, ce qui pourra altérer sa couleur, surtout sila substance arsenicale existe en petite quantité.

» C’est à cette dernière disposition que les commissaires del’Institut donnent la préférence pour isoler l’arsenic; ils pensentque l’appareil doit être disposé de la manière suivante :

» Un flacon à col droit A , à large ouverture, est fermé par nubouchon percé de deux trous. Par le premier de ces trous on faitdescendre jusqu’au fond du flacon un tube droit B de 1 centimètrede diamètre, et dans l’autre on engage un tube de plus petitdiamètre C recourbé à angle droit. Ce tube s’engage dans un autrelube plus large D, de 3 décimètres environ de longueur, rempli

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