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Chimie / A. Bouchardat
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10DURE I)E POTASSIUM? 205

CHLORHYDRATE D’AMMONIAQUE ( Sel ammoniac). — Ce selest blanc, dont' d’une saveur piquante, soluble dans moins detrois parties d’eau à 15°, et dans une moindre quantité d’eaubouillante. Il cristallise en longues aiguilles qui se groupent sousforme de barbes de plumes. Soumis à l’action du feu, il fond dansson eau de cristallisation, bout, et puis se sublime sous forme devapeurs blanches. Chauffé avec de la craie, il se dégage du car-bonate d’ammoniaque , et il reste du chlorure de calcium.

On trouve le sel ammoniac dans les urines humaines et dans lafiente de quelques animaux, des chameaux en particulier. On l’ob-tenaitjadis en Égypte , eu sublimant la suie qui résulte de la com-bustion de la fiente des chameaux. En France on l’obtient endécomposent le sulfate d’ammoniaque par le chlorure de sodium.Le sulfate d’annnoniaque lui-même provient de la réaction dusulfate de chaux sur le carbonate d’ammoniaque , et ce dernier sellui-mèine est produit en distillant dans des cylindres de fonte lesos et les chiffons de laine. La fabrication du sel ammoniac est uneindustrie importante. Le résidu qui reste dans les cylindres estemployé sous le nom de noir animal. (Voyez p. 51).

Usages. — On se sert de ce sel pour faire l’ammoniaque, lecarbonate d’ammoniaque ; il est encore employé pour décaperles métaux. Les chaudronniers en consomment de grandesquantités pour cet usage ; on l’emploie en médecine comme stimu-lant.

10DURES MÉTALLIQUES. — Tous les iodures métalliques sontsolides ; quelques-uns offrent de belles couleurs. Ex. : Biiodure demercure. A une température rouge , l’oxygène décompose, tous lesiodures, excepté ceux de potassium, de sodium, de plomb, debismuth. Le brome et le chlore chassent l’iode de tous lesiodures. Les iodures solubles dissolvent une quantité d’iode égaleà celle qu’ils contiennent. L’eau dissout plusieurs iodures; elle endécompose quelques-uns, comme l’iodure d’antimoine, qui donnede l’acide iodhvdrique et de l’oxvde d’antimoine. Plusieursiodures , tels que ceux de potassium, de mercure, sont fréquem-ment employés en médecine contre les affections scrofuleuses etles maladies de la peau.

10DURE DE POTASSIUM. — On l’obtient en dissolvant del’iode dans la potasse, jusqu’au point où la liqueur commence àse colorer ; on l’évapore, il se dépose de l’iodate de potasse, donton chasse l’oxvgène par la chaleur ; on redissout le tout dans l’eau,et on fait cristalliser. Baup a indiqué un procédé plus économi-que; on mêle de l’iode avec de l’eau et de la limaille de fer enexcès, il se forme de l’iodurc de fer que l’on décompose par le

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