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3° Si la température est élevée, si les eaux sont stagnantes, ils’établit une réaction qui détermine la formation des produits dé-létères, parmi lesquels on a reconnu le gaz hydrogène sulfuré.
4° Cette réaction peut s’établir, non seulement par le. mélangedes eaux de mer avec les eaux douces, mais encore toutes lesfois que les terrains contiendront des sulfates, des matières orga.niques en abondance et de l’eau, et que la température sera éle-vée. — Ces effets sont surtout remarquables pendant les chaleursde l’étc, quand ces terrains marécageux se dessèchent; c’est alorsque cette fermentation, dont les produits sont si délétères, arriveà son apogée.
5° Rien ne prouve jusqu’ici que c’est exclusivement au gazsulfhydrique qu’il faut attribuer les effets de la mal aria,-mais ee quiest bien établi, et ce qui est d’une grande importance, c’est quela réaction qui donne naissance aux miasmes dont, pour un mo-ment, nous admettons la concomitance, est aussi celle qui pro-duit le gaz hydrogène sulfuré. Empêchez ce gaz de se produire,toute fermentation délétère cessera.
6° Les moyens à employer pour éloigner ce fléau, qui décimenotre armée africaine, sont clairement indiqués ;
а. Avant d’établir un poste dans une localité, il faut y faire exé-cuter des travaux d’art suffisants pour prévenir le mélange deseaux douces et des eaux salées.
б. 11 faut éviter le séjour, pendant les chaleurs, sur des terrainsnon immergés, mais qui renferment des sulfates et des substan-ces organiques, lorsque les pluies sont venues les humecter. —Ces terrains ne peuvent être rendus salubres que par des irriga-tions à cours d’eau rapide ou par des cultures bien entendues etde plusieurs années.
c. Si on est forcé de séjourner pendant quelque temps dans ceslieux empestés, l’emploi des fumigations de chlore ou des irriga-tions avec une dissolution de sulfate de fer est bien indiqué.
EAUX POTABLES. — La question des eaux potables est une decelles qui intéressent le plus vivement la salubrité publique. Plu-sieurs questions secondaires s’y rattachent, (pie nous traiteronssuccessivement.
Epreuve de Veau . — On regarde l’eau comme suffisammentpure et bonne pour les usages ordinaires, et on lui donne le nomd'eau potable, lorsqu’elle est inodore, agréable au goût, qu’elledissout le savon sans former de grumeaux, et qu’elle ne formepas des précipités trop abondants par l’addition des nitrates debaryte et d’argent et par l’oxalate d’ammoniaque, et qu’enfin, enla faisant évaporer, elle dégage au commencement de l’évapora-