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Chimie / A. Bouchardat
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343
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CIMENT ROMAIN. 313

carbonate (le magnésie, 0,5; carbonate de fer, 0,0; carbonate demanganèse, 1,6; silice, 18,0; alumine, 6,6; oxyde de fer, 0; eau 1,2.

M. Laeordaire ade'couvert à Pouilly (Côte-d’Or ) un calcaire quidonne un ciment de bonne qualité ; mais la découverte la plus im-portante à cet égard est due à M. Gariel d’Àvallon; il a trouvé àVassv un calcaire à ciment romain qui donne un produit très-re-marquable par la rapidité avec laquelle il se solidifie, par sa soli-dité et par sa belle nuance grise.

Pour terminer ces courtes notions sur les chaux et les ciments,nous allons donner les conclusions pour la technique d’un travailremarquable de M. Vicat, sur les pierres à ciment et à chaux hy-drauliques, inséré dans les Annales de Chimie et de Phtisique ,août 1841 :

1° On rencontre sur la limite qui sépare les chaux hydrauliquesdes ciments, des espèces de chaux, tenant moyennement 53 p.100 d’argile, et qui, rebelles aux procédés ordinaires d’extinc-tion, paraissent vouloir être traitées comme des ciments, et dé-butent en effet de la même manière ; mais elles lâchent prise aprèsquelque temps, en obéissant à une extinction lente dont l’effetest d’anéantir en grande partie les propriétés hydrauliques de lacombinaison.

Ces chaux-limites sont d'un emploi dangereux, et doivent êtreproscrites sur tous les ateliers.

2° L’imitation exacte des chaux hydrauliques, et éminemmenthydrauliques, par des mélanges de chaux grasses éteintes et deciments, est impossible; car ces mélanges descendent au rang deschaux faiblement hydrauliques, si l’on donne à leur manipulationplus de temps que n’en exigent les ciments eux-mêmes pour faireprise. Or, les ciments faisant prise en quelques minutes, il estimpossible en pratique de ne pas dépasser de beaucoup ce temps.

3° Toute substance argilo-calcairc capable de donner un ci-ment par une cuisson complète, donne encore un ciment par unecuisson incomplète, pourvu que le rapport de l’argile à la por-tion de chaux supposée libre dans l’ineuit, ne soit pas au-dessusde 273 p. 100; ou, en d’autres termes, pourvu qu’il y ait moinsde 273 parties d’argile pour 100 de chaux libre.

Or, cette condition laisse une grande latitude pour la cuissondes ciments, il est évident que la surcalcination est seule à crain-dre, et encore faut-il qu’il y ait scorification commencée pour quetoute énergie soit détruite.

1° Toute substance argilo-calcairc capable de donner une chaux-limite, ou une chaux hydraulique par une cuisson complète, peut,par l’effet d’une cuisson incomplète, donner un ciment, ou du