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lange d’une argile souvent ferrugineuse, quelquefois calcaire, etde sable ordinaire. Quelquefois on ajoute de la marne 0,20 à l’ar-gile qu’on emploie. On les laisse quelquefois en pAte sans cou-verte ; elles sont alors connues sous le nom de poteries rouges.
La couverte des poteries communes est formée au moyen del’émail blanc qui se prépare en oxydant un mélange de plomb etd’étain de 0,14 à 0,25 de ce dernier.
Quand cet oxyde est obtenu, on le combine avec une fritte ob-tenue avec du sable blanc et du sel de soude. On broie l’émail etou l’applique par les procédés connus.
La pâte (les faïences communes est souvent très-fusible ; il fautalors employer une couverte plus fusible encore, ce qui rend lesproduits très-altérables et d’un mauvais usage.
Alcarazzas. — Ce sont des vases faits avec une argile rendueporeuse par une forte addition de sable et par une légère cuissonsans couverte. Ils servent à refroidir l’eau de 4 à 5° ; ils produi-sent cet effet parce que l’eau, suintant peu à peu à travers les poresdu vase, présente à l’air une grande surface d’évaporation.
TUILES ET CARREAUX. — On emploie pour cette fabricationtoute espèce de terre argileuse, qui n’a pas besoin d’être infu-sible.
BRIQUES. — Elles ont des usages si variés qu’on doit employerdes terres très-différentes ; avec de l’argile qui n’est ni calcaire nitrop ferrugineuse, et avec du sable qui n’est pas trop calcaire, onfait les briques dites réfractaires, qu’on emploie dans la construc-tion des fourneaux. Quand les briques ne sont considérées quecomme matériaux de construction, elles n’ont besoin que d’unefaible cuisson, et leur pfttc peut être et plus grossière et plus fu-sible. On pourrait employer comme briques réfractaires desschistes qu’on aurait privés de leur bitume et de leur eau intérieurepar une température graduellement ménagée.
PEINTURE SUR PORCELAINE , SUR FAÏENCE , SUR ÉMAIL . -On applique les couleurs sur porcelaine, sur faïence, sur verreet sur émail, au moyen de mélanges fusibles, colorés avec desoxydes métalliques par la fusion, et appliqués, après avoir étépulvérisés, au pinceau sur le corps qu’on veut peindre, et ensoumettant le tout à l’action du feu.
Voici la liste des matières employées pour ce genre de pein-tures.
Pour le bleu. — L’oxyde de cobalt.
Pour le rouge .—Le protoxyde de cuivre ; le pourpre de Cassius,le protoxyde de fer.
Pour le vert. — L'oxyde de chrome ; le bioxyde de cuivre ; un