CAMPHRE. 389
merciale, en raison de leurs différents usages dans les arts et lamédecine. Elles servent à préparer les vernis à l’essence et lesvernis gras, à enlever les taches de graisse et de peinture à l’huilesur les vêtements, et surtout de dessus les étoilés de laine et desoie. La parfumerie en consomme beaucoup pour la préparationdes alcoolats ou eaux aromatiques, des pommades , des savonsparfumés et de tous les autres aromates. La médecine les uti-lise comme excitants employés tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
CAMPHRE. — 11 est distinct des huiles volatiles oxygénéesparles combinaisons qu’il forme avec les acides, surtout le nitri-que ; mais cependant il se rapproche des ste'aroptènes des huilesde cet ordre par l’ensemble de ses propriétés et par sa compo-sition.
Etat. — Il existe pur de tout mélange d’éléoptène dans plu-sieurs arbres de la famille des laurinées, dans tout le bois deslaurus comphoratus et sumatrensis, et dans la racine du lauruscinnamonum. On nous l’expédie des Indes-Orientales sous formede grains cristallins, gris, qui ont été obtenus en chauffant lesdiverses parties de ces arbres avec de l’eau dans une grande chau-dière surmontée d’un chapiteau conique en bois dont l’intérieurest garni de paille de riz. Le camphre, entraîné par l’eau, se su-blime et s’attache à la paille.
Propriétés. — Le camphre se présente dans le commercesous forme d’une masse blanche, solide, translucide, douée d’uneodeur et d’une saveur particulières. Par la condensation de sa va-peur il cristallise en octaèdres ou en segment d’octaèdres trans-parents et incolores ; il est très-flexible ; on ne peut le réduire enpoudre que par l’intermède d’un peu d’alcool ou d’éther ; il fondà 175° et bouta 204°; sa densité est de 0,996; à l’air il s’en-flamme par l’approche d’un corps en combustion; il brûle avecune flamme fuligineuse. 1 partie de camphre exige pour se dis-soudre 1000 parties d’eau. L’éther, les huiles grasses et volatilesdissolvent facilement le camphre.
Usages. — On emploie le camphre pour détruire les petits in-sectes qui vivent aux dépens des produits animaux que nous con-servons. On en forme des petits sachets qu’on place dans les cof-fres où l’on serre la pelleterie, les étoffes de laine, les objets d’his-toire naturelle. La médecine l’emploie à l’intérieur comme agentsédatif, à l’extérieur comme antiseptique. Il entre dans plusieursvernis, surtout dans l’espèce connue sous le nom de vieux laque.Sa grande combustibilité fait qu’on l’a employé dans les feux d’ar-tifices. On prétend même qu’il entrait dans la composition du feugrégeois.
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