DEUXIÈME PARTIE
CHIMIE ORGANIQUE.
g I. Notions générales sur les matières organiques.
Des éléments des matières organiques. — Le nombre des élé-ments qui entrent dans la composition des matières organiquesest extrêmement limité. L’oxygène, l’hydrogène, le carbone,voilà les corps qui, en diverses proportions, constituent 1e plusgrand nombre des produits qui entrent dans la composition desvégétaux. L’azote contribue avec eux à former une nombreusesérie de principes qui entrent aussi dans la composition des végé-taux et surtout des animaux. Ou trouve encore accidentellement,dans les matières organiques, du soufre, du chlore, de l’iode, dufluor, du silicium, du magnésium, du calcium, du sodium, du potas-sium, du manganèse, du fer, du cuivre, et de l’or même suivantBec-cher ; mais tous ces corps ne sont pas essentiels à la formation orga-nique. Pour montrer mieux toute sa puissance, la nature n’opère,quand il s’agit de l’organisation, que sur un très-petit nombred’éléments combinés dans les rapports les plus simples. Tout lesystème atomique de la nature organique roule sur ces quatrenombres 1, 6, 7, 8 : si on prend l’hydrogène pour unité, 1 c’estl’équivalent de l’hydrogène ; 6 celui du carbone ; 7 ou deux fois 7celui de l’azote ; 8 celui de l’oxygène.
Comment il se fait qu'un petit nombre d'éléments peut produireun très-grand nombre de composés organiques. — On doit êtrevraiment émerveillé en considérant comment un si petit nombred’éléments peut produire un nombre de composés aussi considé-rable que celui qu’on a découvert et qu’on découvre chaque jour,tant dans les produits végétaux que dans les produits animaux.Toutes ces combinaisons s’effectuent à l’aide d’instruments aussimerveilleux par la simplicité de leur construction que par l’im-mensité des résultats qu’ils produisent. Ces instruments ont reçule nom A'organes , et c’est de là que vient le nom de nature orga-nique qu’on a donné à la nature vivante, et que nous étendons aux