•m chimie.
tasse., un lira te alcalin qui peut cristalliser, et qu’on décomposepar l’acidc chlorhydrique. 11 forme des écailles cristallines , blan-ches; il n’a ni saveur ni odeur; il est soluble dans 1720 partiesd’eau froide cl dans 1400 parties d’eau bouillante; il est insolubledans l’alcool et dans l’éther. Par la décomposition par le feu, ildonne de l’acide ci/anuriquc combiné avec de l’urée. Chauffé avecl’acide nitrique, il donne une belle couleur rouge.
Acide urobenzoique, hippurique (Liébig). — On avait indiquél’acide benzoïque, comme une partie, constituante de l’urine desmammifères herbivores et des jeunes enfants. Liébig a prouvé quec’était un acide particulier. Les phosphates manquent générale-ment dans les urines des herbivores , et sont remplacés par descarbonates.
Les chimistes qui ont eu l’occasion de préparer de l’acide hip-purique ont pu s’apercevoir de la difficulté qu’on éprouve à éviter(pie l’urine de cheval ne se modifie par l’évaporation au point defournir, au lieu d’acide hippurique , de l’acide benzoïque , ou dumoins le mélange de ccs deux acides; et il paraît certain queFourcroy et Vauquelin en annonçant qu’on retirait de l’acidebenzoïque de l’urine des animaux herbivores ne s’étaient pastrompés.
Voici la formule de l’acide hippurique : C 13 II 16 N 2 O 5 +II 2 O.
L’urine, considérée dans son état ordinaire, rendue au momentdu réveil, a les caractères suivants : elle est claire, d’un jauneambré, ; elle possède une odeur aromatique particulière qui dis-paraît par le refroidissement; sa saveur est désagréable , salée etamère; souvent elle se trouble en se refroidissant, et alors elledépose un sédiment gris ou rougc-pülc qui se redissout quand onla chauffe à 37° ; elle rougit manifestement et fortement le tourne-sol à la manière des acides ; sa densité est, terme moyen, de 1,0125;Dans les maladies elle va quelquefois à 1,050, mais c’est là unsigne fâcheux. Abandonnée à elle-même, l’urine devient plus pâleau bout de quelques jours, acquiert une odeur faiblement ammo-niacale, mais en même temps désagréable, réagit à la manièredes alcalis, et se couvre d’une pellicule mucilagineuse blanche,dans laquelle, aussi bien que sur la paroi interne du vase, se dé-posent de petits cristaux blancs. Ces cristaux sont du phosphateammoniaco-magnésique. Peu à peu l’urine devient tellement alca-line qu’elle fait effervescence avec les acides, et qu’on peut l’em-ployer dans les arts comme faible dissolution de carbonate d’am-moniaque. Pendant que ccs phénomènes ont lieu elle se concentrepar l’effet de l’évaporation spontanée, et dépose d’abord des cris-