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TR A1T lî D’A RCIIITECTURE.
La belle basilique voûtée qui est connue sous le nom de temple de la Paix,et qui est représentée sur la planche 1 3, était précédée d’un porche forméd’arcades sur pieds-droits, qui en embrassait toute la largeur et était cou-vert en terrasse.
Les basiliques chrétiennes des premiers siècles étaient pour la plupartaccompagnées de porches, exécutés en général sur une petite échelle, maissouvent disposés de la manière la plus heureuse. Les figures 2 et 3 de laplanche 8 représentent le plan et l’élévation d’un de ces porches, de celui dela basilique de Saint-Georges au Yélabre à Rome . On voit qu’il est formé dequatre petites colonnes ioniques, très-espacées, qui sont comprises entre deuxlarges têtes de murs, lesquelles assurent très-convenablement les angles dela construction. Ces derniers points d’appui sont couronnés par des espècesde chapiteaux: exécutés en marbre blanc. Le même marbre est employé pourformer l’architrave, qui est composée de longues pierres portant d’une colonnesur l’autre. La rupture de ces pierres, dont la hauteur est faible compara-tivement à la longueur, est prévenue par des arcs de décharge en briques,établis dans la hauteur de la frise et recouverts par un enduit. Une inscriptioncommémorative occupe la face de l’architrave, et des anneaux en bronze, aux-quels se suspendaient des rideaux, sont scellés sous le soffitte.
On trouve encore un porche du même genre à l’entrée d’une autre basi-lique de la même ville : celle de Saint-Laurent hors les murs.
Ces constructions n’ont rien de monumental sans doute, et ne présententpas une grande sévérité de style; mais elles sont, sous ces deux rapports, enparfaite harmonie avec les édifices auxquels elles appartiennent, et leurmodestie aussi bien que leurs heureuses proportions leur donnent un charmetout particulier.
La basilique de Sainte-Marie-Majeure était précédée autrefois d’un porchedont la disposition était à peu près la même, quoiqu’il fût plus important, ainsique le montre la figure 2 de la planche 12; mais il ne subsiste plus. Celuiqui l’a remplacé date du milieu du dernier siècle, et l’ampleur de ses dimen-sions ne compense pas assez ce que ses formes laissent à désirer, pour qu’ilparaisse utile d’en reproduire les dessins.
Le porche qui couvre l’entrée du petit édifice de Rome , connu sous le nomde baptistère de Constantin , dont la figure 3 de la même planche donne le plan,est accompagné d’un hémicycle à chaque extrémité. Cette disposition est fort