POHCHES.
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maintient dans les généralités. Nous nous bornerons donc à en mettre quel-ques-uns sous les yeux du lecteur. Des exemples seront d’un enseignementplus efficace que le plus long discours.
Les temples que les Romains désignaient sous le nom de temples à antes(in antis) avaient leur entrée couverte par une construction, comprenant troisentre-colonnements entre les murs de la cella, lesquels étaient prolongés enconséquence et se terminaient chacun par un pilastre. Telle est la dispositionqu’on remarque dans le grand temple de Pæstum , à l’intérieur du portiqueprincipal (1). Ces constructions constituaient plutôt des porches que des por-tiques, bien qu’elles aient reçu souvent cette dernière dénomination.
La figure \ de la planche 8 représente le plan d’un porche fort important,celui du Panthéon de Rome , cette magnifique rotonde qu’Agrippa avait con-sacrée à Jupiter Vengeur, et non à tous les dieux comme on le suppose géné-ralement. Il est formé de huit belles colonnes corinthiennes sur la face prin-cipale, et de trois sur chaque face latérale. Deux rangées de colonnes semblablesle divisent en trois parties; la nef centrale conduit à la porte d’entrée dumonument, et les nefs latérales sont terminées chacune par un grand hémi-cycle, que couvre une voûte sphérique. Dans celui de droite, était placée lastatue d’Auguste , et dans celui de gauche, celle d’Agrippa. Ce porche estexécuté sur de vastes proportions, ainsi qu’on peut en juger à l’inspectiondu plan, dont l’échelle est la même que celle des plans voisins, et les maté-riaux de construction sont de la plus grande richesse. Les colonnes n’ont pasmoins de D“,45 de diamètre, et sont formées chacune d’un seul bloc de granitéoriental; les bases, les chapiteaux et les pilastres sont en marbre blanc; lesmurs sont revêtus en marbre de même espèce, et sont en outre décorés debandes sculptées; le fronton était occupé par un bas-relief en bronze dorédont il n’est resté que des trous de crampons; enfin c’est également en bronzequ’étaient exécutées la couverture du portique, ses poutres et la grande ported’entrée du temple. A l’exception de ce dernier ouvrage, tous ces bronzesont disparu, enlevés pour être employés dans d’autres édifices. Le dernierpape qui se soit rendu coupable de ces spoliations, Urbain VIII (en pleinxvii» siècle!), en a retiré, assure-t-on, plus de 200,000 kilogrammes de métal.
(1) Voyez le plan, figure 3 de la planche 15 de la première partie de ce Traité.