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Deuxième partie.
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POliCIlES.

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Un autre monument du moyen âge présente un des plus beaux porchesqu’on puisse citer, et montre mieux encore comment un homme de génie saittirer parti des circonstances, et trouver des éléments de beauté dans les obsta-cles qu’il rencontre. Nous voulons parler de la cathédrale du Puy.

Cette église est établie sur un rocher volcanique, s’élevant isolé, au con-fluent de deux riches vallées, et dominant, sur une assez grande hauteur, laville qui s’étend à son pied et dont quelques maisons gravissent ses flancsabruptes. Elle n’avait pas dans le principe le développement qu ; on lui voitaujourd’hui; au xi' siècle, la nef ne se composait que de deux travées. Maisce sanctuaire vénéré, que la tradition faisait remonter aux premiers temps duchristianisme, attirant une foule innombrable lors des grandes solennités, étaitdevenu tout à fait insuffisant dans le siècle suivant, et l’on se décida à prolon-ger la grande nef, d’abord de deux travées, puis bientôt de deux autres encore. Oron ne trouvait plus la plate-forme du rocher, pour asseoir ces nouvelles travées,car l’ancienne construction la couvrait presque en entier. Il fallait donc descendreleurs points d’appui jusque sur le versant du rocher, et comment, dans depareilles conditions, disposer la façade et l’entrée principales du monument?ce problème fut admirablement résolu. L’architecte forma de ces substruc-tions indispensables un vaste porche très-élevé, divisé en trois nefs comme levaisseau qu’il supporte, et occupé dans toute sa longueur par un bel escalier.Sur le palier supérieur de cet escalier, s’ouvrent trois rampes; l’une, ferméeaujourd’hui, débouche près du chœur, et les deux autres, plus modernes,conduisent à des entrées latérales, en se développant à droite et à gauche.La façade du monument est précédée d’un large escalier extérieur, établidans le prolongement d’une rue montueuse, et elle s’élève à grande hauteur.L’effet produit par ces dispositions est des plus imposants.

Dans quelques églises de la Renaissance, on trouve des porches dont lesdispositions générales rappellent ceux du moyen âge; mais le caractère n’estplus le même, il s’en faut de beaucoup. Ce qu’il y a de monumental, dedigne, de profondément religieux dans ces derniers, a disparu pour faireplace à de gracieuses fantaisies; on s’attache bien plutôt à plaire qu’à frapper1 imagination. Tels sont les porches des églises de Velheuil, de Gisors et de

Luzarches, en France, et celui de Saint-François des Nobles, à Pérouse , enItalie .

On remarque, dans le château de Fontainebleau , un pavillon qui peut être