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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

de la salle, et il est circulaire comme elle. On peut lui adresser le reproched’être trop bas, et de ne pas accuser suffisamment les entrées des escaliers.

La grande salle du Palais de Justice à Paris , qui est connue sous le nom desalle des Pas-Perdus, doit être classée au nombre des plus grands et des plusbeaux vestibules. Elle a été construite en -1622, par Jacques Debrosse, dansl’emplacement de l’ancienne grande salle du palais, laquelle remontait à saintLouis, et avait été dévorée par un incendie en 3618. Appuyée sur les mêmessubstructions, la nouvelle salle reproduit les dimensions et la dispositiongénérale de l’ancienne ; mais elle est de tout autre style. Une série d’arcadesen plein cintre, reposant sur des piliers décorés de pilastres, la divise en deuxnefs égales sur sa largeur, et ces nefs, qui étaient voûtées en charpente avantl’incendie, le sont actuellement en maçonnerie. Cet immense vestibule a28 m ,60 de largeur, sur près de 64 mètres de longueur. Il produit grand effet,grâce à ses dimensions, à la simplicité de sa disposition, à l’harmonie de sesformes et à la sévérité de sa décoration.

Quelques-unes de nos gares de chemins de fer présentent des vestibulesétablis sur de vastes proportions, et qui ont été pour la plupart très-judicieu-sement disposés. Ils sont largement ouverts sur une grande cour d’entrée,renferment des bureaux pour la distribution des billets, et donnent accès,d’un côté dans les salles d’attente, de l’autre dans celles où se déposent lesbagages. On peut citer ceux des gares construites à Paris pour les chemins defer du Nord, de l’Est, de l’Ouest et de Lyon . La planche 66 donne le plan decette dernière gare, sur lequel le vestibule d’entrée est indiqué par le chiffre b.

Des vestibules plus modestes, mais non moins dépourvus d’intérêt, se ren-contrent dans plusieurs de nos habitations. Il ne semble pas d’ailleurs qu’il yait lieu de les signaler d’une manière plus spéciale à l’attention du lecteur.

IV. ESCALIERS.

L’antiquité ne paraît pas avoir attaché grande importance aux escaliers,bien qu’elle ait eu de nombreux édifices embrassant plusieurs étages dansleur hauteur. Vitruve n’a trouvé que quelques mots à dire à leur sujet (I), et

(1) Livre ix, ch. 2.