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Deuxième partie.
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ESCALIERS.

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encore est-ce d’une manière incidente, à propos du théorème de Pythagore sur le carré de l’hypoténuse, et ne s’arrête-t-il pas à justifier la règle qu’ildonne. 11 dit que, si l’on divise la hauteur à franchir en trois parties égaler,il faut en donner quatre à la projection horizontale du limon, lequel auraainsi cinq de ces mêmes parties en longueur. Les escaliers disposés de la sorteseraient si pénibles à gravir et si dangereux à descendre, qu’on serait tentéde croire à une erreur de l’architecte romain, si l’on ne retrouvait la propor-tion qu’il recommande, et même de moins favorables encore, dans desédifices publics, tels que les amphithéâtres, où il importait cependant dedonner toutes facilités à la circulation. Ainsi, dans le Colysée, où les escalierssont très-multipliés et sont distribués avec une habileté remarquable, lesinclinaisons varient entre ! et 1 \ de base pour \ de hauteur.

Il est probable que les marches des constructions antiques étaient tou-jours comprises entre deux murs d’échiffre, et étaient soutenues par des voûtesen descente quand leur longueur l’exigeait. Or cette disposition se prête moinsà la décoration et aux grands effets que la plupart de celles qui ont étémises en œuvre par les architectes modernes, surtout lorsque l’escalier estappelé à desservir plusieurs étages. Les Grecs ni les Romains n’ont doncrien à nous apprendre en fait d’escaliers, et l’on peut affirmer que, depuiseux, l’architecture a fait d’immenses progrès sous ce rapport.

On a vu, dans la première partie de cet ouvrage, quelles sont les pro-portions à donner aux marches d’un escalier, et quels sont les divers systèmesde construction actuellement en usage. Nous n’avons plus à nous occuperque de la disposition générale de ces ouvrages.

Elle présente parfois d’assez grandes difficultés, et les questions qu’ellesoulève se recommandent aux méditations sérieuses de l’architecte; car leursolution importe à la commodité, à l’agrément et à la beauté de l’édifice.Nous les examinerons, dans ce qu’elles ont de plus général, en traitant suc-cessivement de la position à donner aux escaliers, des diverses dispositionsde rampes, du mode d’éclairage et du système de décoration.

Le principal escalier d’un édifice, ou d’une partie d’édifice, doit être,mis;nettement en évidence et être d’un accès facile. Il convient en général del’établir dans l’un des axes du vestibule qui le précède, et de l’ouvrir lar-gement sur cette salle; on l’annonce même quelquefois par un certain nombrede marches en saillie sur le vestibule, et son point de départ se trouve ainsi