TRAITÉ D’ARCI1ITËCTÜRE.
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hardies et variées, dans lesquels l’air et le jour circulent librement, et qu'onpeut embrasser d’un seul coup d’œil dans toute leur étendue.
Quelle que soit la disposition adoptée pour les rampes d’un escalier, ilconvient de placer un palier de repos à chaque changement de direction,ainsi qu’on le remarque dans tous les exemples qui viennent d’être présentés,et il est bien en outre de couper les rampes par des paliers lorsqu’ellesdépassent une certaine longueur. Il ne faudrait pas avoir plus d’une vingtainede marches à gravir sans rencontrer un palier. Mais il est des circonstancesoù l’on est obligé de dépasser cette limite; car il y aurait faute à trop mul-tiplier les interruptions.
Nous avons déjà signalé au lecteur les inconvénients des escaliers établissur plans courbes. Ils ne paraissent admissibles que dans des édifices d’impor-tance secondaire ou pour des dégagements. Leur principal mérite est d’éco-nomiser l’espace.
L’éclairage est une des choses les plus essentielles à considérer dans unescalier; il doit être abondant et aussi uniformément distribué que possible.Il faudrait, pour satisfaire à cette dernière condition, que les fenêtres fus-sent ouvertes sur deux faces opposées ; mais il est fort rare qu’il en puisse êtreainsi, et l’on se borne en général à disposer les jours de telle sorte qu’il n’yait pas un passage brusque d’une partie fortement éclairée à une autre qui leserait peu, et qu’on trouve partout une clarté suffisante pour bien voir oùse pose le pied. Quand un escalier n’embrasse qu’un étage dans sa hauteur,on peut l’éclairer très-convenablement au moyen d’une grande ouverturepratiquée au centre du plafond ou de la voûte qui le couvre. Cette dispositionest même admissible à la rigueur pour deux étages; au delà, elle estvicieuse, parce que les rampes inférieures, placées dans l’ombre, ne reçoi-vent plus assez de jour. On en trouve, il est vrai, de nombreux exemplesdans des maisons de Paris qui comptent jusqu’à cinq étages; mais tout lemonde a pu apprécier les inconvénients qu’elle y présente : les escaliers ainsiéclairés sont obscurs dans leurs révolutions inférieures au point de devenirdangereux. Il faudrait donner à la cage de l’escalier des dimensions tout à faitinusitées pour éviter ce grave inconvénient ; mieux vaut éclairer par une oudeux fenêtres à chaque révolution, soit sur le palier, soit sur la face opposée.
La décoration d un escaliei doit etre en un juste rapport avec l’impor-tance de 1 ouvrage et la nature de 1 édifice. 11 faut évidemment accorder