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Deuxième partie.
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ESCALIERS.

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Les figures I et 2 représentent le plan et la coupe d’un escalier de pluspetites dimensions, disposé dans le système qui vient d’être indiqué. Il esttiré du palais de Fontainebleau ; mais il n’appartient pas à la distribution pri-mitive. Il a été établi après coup, sous le règne de Louis XY, dans l’une dessalles les plus riches des constructions élevées par François I ". La voûte quile recouvre a été substituée, sous Louis-Philippe , au plafond à compartimentsqu’on y voyait autrefois. Les proportions de cet escalier sont très-convenables;mais nous ne voudrions pas citer ses formes décoratives comme modèles dugenre, bien que ce soient elles qui nous aient engagé à en donner les dessins.Nous avons voulu profiter de l’occasion qui se présentait de mettre sous lesyeux du lecteur un exemple des admirables décorations de la Renaissancefrançaise, lui montrer comment la sculpture venait s’y associer à la peintureet avec quelle distinction, quelle élégance de formes, et nous nous sommesréservé en même temps de faire remarquer que pareil luxe d’ornementationétait bien plus convenablement placé dans un salon que dans un escalier.

Dans les escaliers de grandes dimensions qui ne franchissent qu’un étage,le système de construction le plus satisfaisant, tant sous le rapport de lasolidité, que sous celui de l’effet à produire, consiste à appuyer les rampessur des murs d’échiffre qui s’élèvent à quelques centimètres seulement au-dessus des marches, et sont couronnés par une balustrade à jour, en pierre, enmarbre ou en métal. Il est difficile toutefois de rien prescrire à ce sujet; il estdes circonstances où il y a avantage à employer des rampes suspenduessuivant l’un des systèmes indiqués dans la première partie de cet ouvrage.Cette dernière disposition est préférable à toutes les autres quand l’escalierest de dimensions restreintes, et elle devient presque indispensable lorsqu’ilembrasse plusieurs étages dans sa hauteur.

On peut citer sans doute de beaux escaliers placés dans cette dernière con-dition, et compris cependant entre des murs d’échiffre. Tels sont la plupartde ceux des palais d’Italie , et tels sont ceux qui accompagnent le pavillonde l’Horloge du Louvre, dont l’un est décoré d’admirables sculptures de JeanGoujon . Chacune de leurs rampes est limitée latéralement par deux murs, etest couverte par une voûte en descente qui porte les marches de la rampesuperposée. Mais il est à remarquer que si les constructions de ce genre sontsusceptibles d’ampleur et de caractère monumental, elles paraissent tristes etfroides, maintenant que nous sommes habitués à des escaliers aux formes