TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
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les murs, qui date de Constantin , et à laquelle nous avons consacré laplanche \ 9 : elle porte tous les caractères de l’imitation d’une basilique civile,et l’on n’y voit point de pluteum, tandis qu’un rang de fenêtres règneau-dessus de la galerie supérieure. Il est certain d’ailleurs que si l’on Louchaitces fenêtres, la grande nef serait trop obscure. La même observation s’ap-plique à la partie la plus ancienne de la basilique de Saint-Laurent hors lesmurs, à Rome .
Telles sont les principales considérations qui ont conduit à la restitution,d’après le texte de Vitruve , dont les figures \, 2 et 5 de la planche 12 repré-sentent respectivement le plan, la coupe transversale et deux fragments decoupe longitudinale.
Nous avons supposé que le pluteum, placé entre les colonnes du portiquesupérieur, était formé de grandes dalles de marbre, et non d’un rideau decuir; car notre auteur n’eût pas fait sans doute à pareil objet l’honneurd’en fixer les dimensions, en même temps que celles des parties les plus essen-tielles de l’édifice. Ce système de construction a des analogies dans quel-ques monuments de l’antiquité, entre autres dans l’édicule de Lysicrates , àAthènes , et dans une partie de l’enceinte du temple de Jupiter Sérapis, àPouz-zoles (1). Quant à l’effet produit par l’ouverture de faible hauteur existantentre le sommet des dalles et le plafond de l’architrave, nous avouerons volon-tiers qu’il ne paraît pas très-satisfaisant ; mais peut-être les Romains, qui s’yétaient habitués, en jugeaient-ils autrement, car il y avait quelque chosede semblable dans la basilique de Fano , et peut-être aussi est-ce là un desmotifs qui les ont portés à renoncer à cette disposition.
Au-dessus du second rang de colonnes, s’élève un attique décoré de pilastresentre lesquels sont percées les fenêtres qui éclairent directement la grandenef. Enfin nous avons jugé que, dans des édifices aussi importants, la char-pente du comble n’avait pas dû rester apparente, comme on l’a supposé
(1) On voit, dans la basilique de Saint-Alexandre, à Lucques , deux colonnes antiques dont la formesemble indiquer que des cloisons analogues à celle dont il s’agit s’appuyaient sur elles. Chacune d’ellesse compose de deux parties demi-circulaires réunies par deux faces planes de 0 n ',20 de largeur sur 0“,01de saillie, saillie qui répond à celle du filet de la base. Cette base a la forme allongée que réclamait lasection de la colonne. Ces colonnes pouvaient donc être engagées dans une clôture de 0 ra ,20 d’épaisseur,et se détacher de chaque côté sur moitié de leur diamètre.