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Deuxième partie.
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SALLES.

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l’ordre de la construction : des dimensions horizontales de la salle, il conclutla hauteur des colonnes du premier rang, laquelle détermine celle descolonnes du second rang, puis la hauteur du pluteum est exprimée en fonc-tion de cette dernière mesure. Or n’est-il pas bien probable que si ce plu-teum eût été interposé entre les deux rangs de colonnes, il l’eût faitpasser avant les colonnes supérieures, et eût rapporté sa dimension verticaleà celle qui se trouvait déjà fixée. 11 eût donné d’abord la hauteur descolonnes inférieures, puis celle du pluteum, puis enfin celle des colonnessupérieures ;

2 ° Il est à supposer que le pluteum ne formait qu’une mince cloison, et neconsistait même quelquefois qu’en de simples rideaux de cuir; car dans labasilique que Vitruve avait fait construire à Fano , et dont il donne une des-cription détaillée, les colonnes embrassaient les deux rangs de portiques dansleur hauteur, ce qui ne permettait pas de fermer le portique supérieur par unmur, du côté de la grande nef. Une disposition analogue avait été observée éga-lement dans la basilique de Pompéi . Enfin ce pluteum s’enlevait quelquefois,si l’on n’y avait pas renoncé postérieurement à Yitruve, puisqu’on trouvela phrase suivante dans Pline le jeune : « Les galeries supérieures de la basi-lique étaient encombrées, les unes de femmes, les autres d’hommes, se pres-sant pour entendre, ce qui était difficile, ou pour voir, ce qui était plus aisé ; »

3° L’interposition du pluteum entre les deux galeries a conduit Palladio àplacer le plafond qui recouvre la grande nef, immédiatement au-dessusdu second rang de colonnes ; d’où il résulte que cette vaste enceinte n’estéclairée que par des jours ouverts sous les galeries. Or il est douteux qu’unepareille disposition eût produit un bon effet; la salle; l’hémicycle surtout,où se tenaient les juges, n’eussent pas reçu une suffisante quantité de lumière,et le plafond eût été plongé dans une sorte d’obscurité. Sans doute lebeau ciel de l’Italie n’exige pas autant d’ouvertures que le nôtre pour donnerun jour convenable dans un intérieur ; mais cependant les grandes salles desRomains étaient éclairées par de larges fenêtres, et surtout dans leur partiesupérieure ; témoin la basilique de Constantin et la grande salle des thermesde Caracalla , qui sont représentées sur les planches 4 3 et 64. Enfin, etceci est peut-être plus concluant encore, il n’est pas une seule des an-ciennes basiliques chrétiennes, conservées jusqu’à nous, dont la grandenef ne soit éclairée par des jours directs. Voyez celle de Sainte-Agnès hors