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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

sauias parle avec admiration de sa charpente en bois de cèdre et de ses richesplafonds en bronze doré. La simplicité de la disposition, la grandeur desproportions, la richesse de F ornementation, l’ampleur et le bon goût quicaractérisaient l’architecture de l’époque, toutes ces choses devaient concourirà produire un effet dont aucune des salles plafonnées de nos édifices modernesne saurait donner une juste idée, si ce n’est peut-être la basilique de Sainte-Marie-Majeure , à Rome .

Cette dernière est établie sur des dimensions plus restreintes quoique assezgrandes; mais elle est également conçue avec simplicité, traitée avec unecertaine vigueur, et décorée avec beaucoup de luxe. Ses colonnes de marbre,son pavement en opus alexandrinum, ses peintures en mosaïque sur fondd’or, son plafond avec grands caissons aux ornements accentués et dorés,autorisent, jusqu’à un certain point, une comparaison avec ce que devaitêtre le monument antique.

Les Romains ont eu aussi des basiliques couvertes par des voûtes; telleétait la basilique de Constantin, que nous avons citée plus haut, et dont nousreparlerons tout à l’heure. On voit encore à Nîmes une petite salle antique,voûtée en berceau, et qui est habituellement désignée sous le nom de templede Diane; sa disposition porterait à penser que c’était une basilique.

Salles voûtées. Les considérations générales qui ont été exposées plus haut,au sujet des formes et des proportions à donner aux salles plafonnées, s’ap-pliquent également aux salles couvertes par des voûtes. Ces dernières récla-ment toutefois un peu plus de hauteur que les autres. Palladio dit que quandla salle est carrée, la hauteur sous clef peut être fixée aux ~ de la largeur;et il recommande l’une des formules suivantes pour les salles établies surplan barlong :

h=s/U,

formules dans lesquelles la hauteur est représentée par k, la longueur par Let la largeur par /.

Ce qu’il y a d’absolu dans ces prescriptions tient évidemment à une idéepréconçue sur la nécessité des proportions définies dans les œuvres d’archi-tecture, et ne doit être accepté qu’avec une grande réserve. Elles conduiraientd’ailleurs à des hauteurs complètement inadmissibles, si elles étaient appliquéesà des salles dont la longueur serait très-grande par rapport à l’autre dimen-