SALLES.
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sion horizontale. Mais on doit reconnaître que les proportions qui en décou-lent sont généralement très-satisfaisantes, et qu’il convient en effet, touteschoses égales d’ailleurs, de donner d’autant plus de hauteur à une salle qu’ellea plus de longueur. Les préceptes dont il s’agit n’ont qu’une valeur approxi-mative, et il faut, dans chaque cas particulier, examiner quelles sont les dimen-sions à adopter pour produire l’effet qu’on a en vue.
Différentes formes de voûtes sont adoptées pour la couverture des salles.
La voûte plus simple, la voûte en berceau, est peut-être la plus convenablepour les salles très-longues, tandis qu’elle ne produit pas, en général, un très-boneffet lorsque les deux dimensions horizontales approchent de l’égalité. Celas’explique aisément : dans le premier cas, les deux murs des extrémités sontde minime importance par rapport aux autres, et il se comprend qu’on négliged’y prendre appui, parce que leurs services ne compenseraient pas les incon-vénients d’une génération de voûte un peu compliquée ; dans le second, les mursparaissent trop de même valeur pour ne pas être appelés à remplir même office,et il convient, ou de leur faire porter des voûtes à tous, ou de les en exonérercomplètement, en rejetant les retombées dans les angles, c’est-à-dire d’adopterles voûtes en arc de cloître, les voûtes d’arête ou les voûtes sur pendentifs.
L’établissement des voûtes en berceau ne présente aucune difficulté, quandla salle ne comprend qu’une seule travée; il suffit, et c’est toujours facile, dedonner aux murs sur lesquels reposent ces voûtes l’épaisseur nécessaire pourrésister à leur poussée.
Mais il n’en est pas de même lorsque la salle est divisée en plusieurs par-ties sur sa largeur par des supports isolés, comme dans la plupart de noséglises, où une nef principale est accompagnée de bas côtés. Ces supportsconsistent-ils en colonnes? la poussée n’est pas très-bien maintenue, fauted’épaisseur suffisante dans les points d’appui, et il y a quelque chose de peusatisfaisant à voir une surface pleine, de grande étendue comparative, reposantsur une construction plus ou moins légère. L’effet produit est d’autant plusmauvais que l’ouverture est plus grande par rapport à la hauteur des colonnes.Des pieds-droits rectangulaires réunis par des arcades ne présentent pas,il est vrai, les mêmes inconvénients. Plus massifs, ils sont plus résistants, aussibien en apparence qu’en réalité, et il y a harmonie entre le mode de con-struction qui franchit leurs intervalles, et celui qui est employé pour la cou-verture de la salle. Mai^il est une difficulté commune aux deux systèmes :
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