SALLES.
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Saint-Pierre de Rome, le vestibule de la chapelle Sixtine , la galerie d’Apollon,au Louvre, et la galerie des glaces, au palais de Versailles . Quant aux sallesvoûtées en arc de cloître ou sur pendentifs, il n’est pour ainsi dire pas depalais qui n’en présente de fort belles. Les palais du Vatican , du Louvre, deVersailles ne laissent guère sous ce rapport que l’embarras du phoix.
Les Romains se sont souvent servis de voûtes d’arête pour couvrir dessalles de grandes dimensions, et ces voûtes conviennent en effet très-bien àpareil office. La planche 43 met sous les yeux du lecteur l’une des plus remar-quables salles de ce genre qu’on puisse citer. Ce monument, qui est souventdésigné sous le nom de temple de la Paix, a été construit par Maxence pourservir de basilique, et hommage en a été fait ensuite à Constantin . Il n’enreste que des ruines, mais elles sont assez bien conservées pour qu’on puissele rétablir en toute certitude dans son état primitif.
On voit qu’il consiste en une grande nef, qui n’a pas moins de 25 ra ,31d’ouverture, et qui est accompagnée de bas côtés. Cette nef est divisée en troistravées sur sa longueur, lesquelles sont couvertes chacune par une voûte d’arête,dont les retombées sont reçues par des colonnes appliquées contre le mur. Lesbas côtés comptent le même nombre de divisions, et elles sont couvertes enberceau. Rien de plus simple assurément que cette disposition. Et voyezcomme elle remplit bien le but, et l’excellent effet qu’elle produit! Ces troisimmenses voûtes d’arête n’exigent que quatre points d’appui de chaque côté,et les poussées qu’elles exercent sont normales à la direction de la nef, au-dessus des deux retombées intermédiaires, de sorte qu’elles sollicitent aurenversement dans le sens de leur longueur, c’est-à-dire dans celui où ilsrésistent le mieux, les murs qui divisent l’un et l’autre bas côté. Ces murssont en outre consolidés par les voûtes en berceau qu’ils supportent, voûtesqui n’exercent que des actions verticales, car leurs poussées, égales et diamé-tralement opposées, se détruisent réciproquement. Les culées placées aux ex-trémités des bas côtés sont seules appelées à résister à des actions latérales, etleur épaisseur a été déterminée en conséquence. Il serait impossible de mieuxrésoudre le problème, de mieux disposer les voûtes, ainsi que leurs pointsd’appui. Aussi, un vaste espace est-il couvert dans les meilleures conditions desolidité, et les supports sont-ils pourtant peu nombreux, très-espacés et d’unefaible section comparative. En même temps, les bas côtés sont largement ou-verts sur la grande nef, toutes les parties de la composition s’embrassent d’un