Band 
Deuxième partie.
Seite
146
JPEG-Download
 

146

TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

c’est celle de l’éclairage direct de la grande nef. Lorsque cette nef n’estpas très-longue, elle peut être suffisamment éclairée par des jours ouvertsà ses extrémités, au sommet des murs qui la terminent. On peut encore secontenter de l’éclairer par des ouvertures pratiquées dans les murs latéraux,toutes les fois qu’elle n’est pas de grande largeur, qu’elle est très-ouvertesur des bas côtés s’élevant à peu près à sa hauteur, et que sa destina-tion n’exige pas beaucoup de clarté. Mais si l’on est placé en dehors de cesconditions, s’il est nécessaire d’ouvrir des fenêtres dans la voûte, la forme decette dernière devient un obstacle. Ces fenêtres s’agencent mal, et donnentlieu à des pénétrations d’un effet peu satisfaisant, ainsi qu’on peut en jugeren jetant les yeux sur la vue intérieure de Saint-Pierre de Rome (pi. 44).Mieux vaut, dans ce cas, avoir recours à des voûtes d’arête ou à des voûtes surpendentifs.

Les voûtes en berceau ne se prêtent d’ailleurs très-convenablement, ni sousle'rapport de la construction, ni sous celui de la forme, à l’éclairage au moyend’ouvertures pratiquées à leur sommet. Quand une salle doit recevoir sonjour de cette manière, il faut la couvrir, soit par une voûte en arc de cloître,soit par une ou plusieurs voûtes sphériques sur pendentifs.

Ces deux dernières espèces de voûtes conviennent parfaitement pour lessalles qui sont carrées, ou dans lesquelles l’une des dimensions horizontalesne l’emporte pas beaucoup sur les autres, ainsi qu’il a été dit plus haut; maiscelles qui sont disposées en arc de cloître se refusent, de même que les voûtesen berceau, à être supportées par des colonnes isolées, dès que leur ouver-ture dépasse une certaine limite. Elles admettent d’ailleurs très-bien les sup-ports rectangulaires réunis par des arcades.

Les voûtes en berceau, les voûtes en arc de cloître et les voûtes sur penden-tifs sont les plus fréquemment employées pour la couverture des salles princi-pales des palais et des grands édifices publics. L’étendue des surfaces continuesqu’elles présentent leur permet de se prêter aux systèmes de décoration lesplus divers, et d’admettre également une grande simplicité, une extrêmerichesse et les innombrables degrés qui séparent ces deux termes. Ellespeuvent rester nues, être divisées en caissons ou en compartiments de diffé-rentes formes, être couvertes de peintures, et s’empreindre de tous les caractères.Parmi les salles voûtées en berceau, qui se font remarquer par l’ampleur, larichesse et le bon goût de leur décoration, on d<^t citer la grande nef de